A M. ÉVARISTE MANGIN A NANTES
Veytaux, 10 novembre 1867.
Monsieur,
La perte cruelle que vous venez de faire dans la personne de Victor Mangin en est une pour tous les amis de
la liberté. Je ressens avec eux ce malheur et je partage ce deuil. Nous étions accoutumés à ne jamais séparer les deux frères qui avaient le même cœur et portaient si courageusement et si haut la même bannière.
Les voilà donc séparés, ceux qui enseignaient par leur exemple Tunion et la concorde en toute chose. La mort seule a pu les désunir.
Vous, Monsieur, qui nous restez, vous nous rappellerez chaque jour cet exemple de deux vies fraternellement unies dans la justice.
Recevez, Monsieur, etc.,
EDGAR QUINET
DCLXXVIII