‹ Lettres d'exil à Michelet et à divers amisChapitre 27 sur 233 · Par l'envoi de la Révolution · texte numérisé non relu

Par l'envoi de la Révolution

toujours que vos bons sentiments pour moi n'y succombent, et ce serait à mon sens la pire des contre-révolutions. Comment deux consciences également sincères peuvent-elles avoir des impressions opposées des mêmes faits ?fl'est-ce pas là un des mystères de notre nature, qui mériterait bien d'exercer votre attention ! Il y aurait un extrême intérêt à connaître les pensées que vous suggèrent des pensées contraires. De ce choc naissent certainementde vives lumières dont j'aurais beaucoup à profiter. Mais j'aimerais encore mieux qu'il n'y eût pas de choc. Je souffre de vous faire souffrir, et, en toute sincérité, je respirerai mieux quand vous aurez fermé le livre. li*idée me vient d'essayer de me soumettre à un régime pareil de patience. Ne pouvez-vous me prêter de Maistre? Ah! les jolis escabeaux sortis de l'atelier d'Emile, réparés par M. de Maistre 1 Qui osera poser les pieds sur ces escabeaux?

Amitiés à madame Naville, à madame votre mère, à vos fils. J'étudie à fond la brochure Réforme électorale q^Ue « soulève en moi nul orage ^.

Recevez, etc..

EDGAR QUINET

DX

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