A M. LOUIS VIARDOT A BADE
Vcytaux, 1« mars 1866.
Monsieur,
Oh ouiî^bien certainement je vous lirai ou plutôt je vous relirai jusqu'à la moindre ligne. Votre talent, votre nom, me rappellent tant de souvenirs chers ou sacrés qui me sont toujours présents! Ne nous reverrons nous plus? Non, je n'accepte pas ce doute ! Mille et mille remerciements de cœur, pour vos lignes de la fin. La conscience d*un homme tel que vous est un écho qui part de loin. Avec vous je crois entendre la voix de nos anciens amis, irmand Carrel, Ary Scheffer; ils seraient comme vous, s^vecmoi, j'en suis sûr. Vous gardez leur esprit. Mettez je vous prie toutes mes admirations aux pieds de madame ^iardot, que j'ai le malheur de ne pas connaître personnellement. Soyez heureux, gardez-moi un souvenir et croyez-moi votre dévoué de cœur.
EDCrAR QUINET.
Saluez de ma part Bade et Lichtenlhal, que j'ai habités un an, il y a trente ans de cela.