DXXXII
A M. TAMBURINl A BRESCIA
Genève, 2 avril iS^o.
Cher monsieur Tamburini,
Les deux discours que vous me demandez (les Littératures du midi de VEurope^ la Renaissance), ont été insérés dans les Révolutions d'Italie. Ils forment deux chapitres de la première partie. Voilà pourquoi je ne les ai pas réimprimés à part, ils ne se trouvent plus et je ne peux vous les envoyer. Ces deux discours, prononcés au Collège de France en 1841 et en 1842, ont servi d'introduction à mes travaux sur l^Italie, dans un temps où j'étais presque seul à annoncer l'avenir et Taffranchissement de votre patrie. Si vous teniez absolument à avoir ces discours, tels qu'ils ont été prononcés, vous les trouveriez, je crois, dans la collection de la Revue des Deux- Mondes (1841 et 1842).
la cause de l'Italie est gagnée et j'aurai du moins Côtte joie. Barletta est pourtant un point noir. Ces massacres montrent assez combien il reste à faire pour la génération nouvelle. Cela doit confirmer les écrivains patriotes dans la nécessité de mettre la lumière dans les
ténèbres. Tout n'est pas dit quand on a écrit le mot liberté.
Je me permets d'espérer très peu de chose pour moimême. Aussi vos espérances en ce qui touche la souscription^ m'étonnent. Il y a deux choses sûres : c'est votre admirable cœur et ma reconnaissance pour vous et vos amis.
Votre, à toujours,
EDGAR QUINET