Cheval de course qui reçut le grand prix
CCCÇLXXVIII
A M. CHASSIN A PARIS
Genève, 17 juin 1865.
Vive Marianne! mon cher ami. Nous Taltendions chaque jour. Qu'elle vienne comme l'espérance dans un temps où Tespérance semble impossible. Elle verra certainement de meilleurs jours que les nôtres. Ses petites sœurs sont bien heureuses. Dites à sa mère nos vœux les plus ardents, nos amitiés les plus vraies. Quand connaîtrons-nous enfin toute votre chère couvée? Je désire peu de chose, mais je désire de toutes mes forces de vous savoir tous heureux comme vous le méritez. Vous voilà libre. L'espoir nous revient de vous avoir à Veytaux. Quand pensez-vous venir? Votre cellule vous attend toujours. Ah ! si vous pouviez ne pas tarder.
Que dites-vous de Baudot? N'est-ce pas un esprit énergique et charmant ? et, en tout cas, d'un grand prix ? Ne vous étonnez-vous pas que ces Mémoires jaunes soient tombés un jour sur ma table de Veytaux chauds encore du souffle de la Convention ?
Adieu, mon cher ami.
Votre
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