III
fidèles à madame Fanny, à M. Isidore, à madame Isidore, dans la patrie céleste où ils sont.
DLXVII
A M. A DUNOYBR A GENÈVE
Veytaux, 4 août 1866.
Cher Monsieur et ami,
La poste a dû vous rendre les volume III et IV de Bukle. Voulez vous être assez bon . pour m'envoyer la suite ?
J'ai annoncé, il y a trente-cinq ans, l'avènement de l'unité teutonique. Si l'on s'en tenait aujourd'hui à la logique, il faudrait dire : Le Deux-Décembre a avili moralement la France; et cet avilissement moral et politique au dedans devait nécessairement aboutir à la déchéance politique à l'extérieur. C'est ce qui se consomme en ce moment. Le despotisme bonapartiste, jésuitique, frauduleux, menteur par essence, se subordonne au despotisme prussien, hégélien, protestant, ouvert, tous masques bas.
Si la liberté reparaît un jour chez nous, elle trouvera la France subordonnée à quarante millions d'hommes qui la haïssent. Tel aura été le plus sûr résultat du règne et
de l'habileté de Louis Bonaparte. Les Français n'ont pas l'air de s'en douter.
Votre tout dévoué de cœur
DLXVIII