A V. DE PRES3BN3É A PARIS
Vejlaiii, 1! novembre 1806.
Monsieur,
Je ne me pardonnerais pas si une indisposition ne m'avait empêché de vous écrire et de vous remercier snr-le-champ. J'ai eu vingt fois l'intention de le faire. Voire article de la Revue Chrétienne, si beau, sf élevé, si bienveillant, m'avail touché au dernier point. Il a ubevé de me décider à donner une explication sur mon intolérance. Dans ma pensée, ce n'était là qu'une hypo- Ihèse pour forcer le terrorisme dans sa dernière retraite, fidinettais, un moment, le système de mes adversaires pour les combattre avec leur propre esprit. II y a huit vndti mois, j'ai écrit, & ce point de vue, une courte Difensede mon ouvrage, sans la publier. Elle paraîtra bieutftt, je pense, quoiqu'il m'en coûte infiniment de toucher à ce qui m'est personnel.
Vous êtes allé, Monsieur, au devant de l'un de mes
désirs les plus vifs, en m'envoyant votre important ouvrage Jésus-Christ. Je me propose d'en faire, cet hiver, une étude approfondie; et, d'avance, je vous suis reconnaissant pour le bien que j'en retirerai, à tous les points de vue.
Que de raisons pour moi de regretter de n'avoir pas fait encore votre connaissance personnelle !
Oserai-je vous prier de me rappeler au souvenir de madame votre sœur, madame Lemaître?
Veuillez recevoir, etc.,
EDGAR QUINET
DLXXVII
A M. BÉTANT A GENÈVE
Veytaux, novembre 1866.
Soyez, mon cher ami, le bienvenu ! II me tarde de vous voir et de vous entendre raconter votre odyssée. Ne pourrez-vous pas nous donner un jour? Ma nièce, Pauline More, qui part dimanche, vous céderait sa cellule. Pour moi, j'ai travaillé à plusieurs choses fort différentes l'une de l'autre, ce qui est ma meilleure manière de me reposer.
Apportez-nous un rayon du soleil d'Athènes.
Mille et mille choses autour de vous* Ma femme et
moi nous nous associons à la joie de ces dames, eu vous refOf ant retrempé dans le Styx.
Recevez les amitiés de yotrc dévoué
EDGAR QUINET
Quelles nouvelles de M. Barni? Les Michelet doivent être à Hyères.
Mille remerciements aussi de la peine que vous avez prise. Vos notes me confirment dans ce que j'avais supposé. Je vois avec grand plaisir que les Anglais ne font pas entrer leurs grands militaires à Westminster, et qu'ils les tiennent en caserne à Saint-Paul. Rien de mieux et de plus sage.
DLXXVIII