‹ Lettres d'un bibliographe [J.P.A. Madden] (volume 2)Chapitre 36 sur 44 · Il en est de même pour Jean Guldenschaff · texte numérisé non relu

Il en est de même pour Jean Guldenschaff

10. Suivant le docteur L. Ennen, Jean de Landen n'aurait commencé à imprimer qu'en 1496. Cependant j'ai un livre qu'il imprimait en 1477, dix-neuf ans plus tôt. C'est le T^roeceptorium de Nicolas de Lyra. Pendant 23 ans, c'esfrà-dire jusqu'en 1500, il n'aurait imprimé que six ouvrages presque tous d'un très-petit format I Landen imprimait encore en 1521 ; sa carrière aurait donc duré 44 ans !

Si l'on me répond qu'il a eu un fils pour successeur, cette supposition pourra expliquer la durée si longue de l'établissement, mais ce sera en faisant deux imprimeurs fainéants au lieu d'un seul. Faute de données suffis^tes, ces difficultés sont insolubles.

La remarque qui suit celle-ci jettera néanmoins quelque lueur sur cette question.

10 bis, Panzer, IV, 274, cite le premier un ouvrage,. Quaesttones Aristotelis, imprimé en 1485 /)er Theodoncum, impressorem Coloniae tnfrasedectm domos. Or, c'est précisément la demeure de Landen jusqu'en i507. Fautril voir dans ce Théodoric le prédécesseur de Landen qui lui aurait succédé en 1496? Mais il faudrait alors que la date imprimée de 1477 fût erronée, et l'on ne connaît guère de Théodoric que l'ouvrage de 1485 et un autre de 1486. (Y. Panzer, même page.) Bornons-nous à dire : Fiat lux/ Panzer se demande si cet imprimeur n'est pas Théodoric Rood? Ce dernier, qui impri-

mait à Oxford en 1481, n*est pas revenu à Cologne sa patrie pour y imprimer trois ou quatre ans plus tard.

Je crois plus vraisemblable qu'il s'agit ici de Théodoric de Berse, nom qui se trouve dans une liste d'imprimeurs et de libraires de Cologne en 1501, que fait connaître le docteur Ennen.

11. On ne connaît de Gérard ten raem de Bercka que le Modus confitendi^ mince plaquette in-4'' de huit feuillets. Encore avait-elle été précédée, dans la même année 1478, par une autre édition datée du 9 janvier, tandis que celle de Gérard s'achevait la veille de la fête des onze mille vierges, le 20 octobre. Du même format, ces deux éditions, imprimées dans la même ville, se composent l'une et l'autre de huit feuillets et de pages à 29 lignes. Celle de Gérard a des signatures, l'autre n'en a pas.

Gérard aurait-il donc copié l'autre édition? ou plutôt n'aurait-il pas imprimé l'une et l'autre?

12. On est d'accord sur les dates relatives à Henri Quentel. Mort en 1503, il eut pour successeurs ses héritiers; on lit en effet à la fin de différents livres : Coloniae, apud Heredes Henrici QuenteL Coloniae in cakographia liberorum H. Quentel, Coloniae per Amoldum QuenteL Agrippinae, in officina liberorum QuenteL., On ne peut s'empêcher d'admirer avec quel respect ses enfants rappellent toujours son nom, plusieurs années même après sa mort.

13. On ne connaît de Jean de Bel qu'un seul ouvrage : c'est une ordonnance du grand maître des chevaliers hospitaliers de Jérusalem, imprimée par lui le 7 novembre 1482. Elle occupe six feuillets à 33 lignes par page, format in-4®.

14. Plusieurs bibliographes d'un grand mérite ont changé le nom de Renchen en Reuchen. Autre erreur : on le fait débuter en 1485; cependant ou a de lui un psalterium, in-16, imprimé en 1484, le 14 décembre, feria tertia post Luciae, Je le fais imprimer jusqu'à la fin du xv* siècle, parce que, en 1501, suivant le docteur Ennen, il fut un des imprimeurs

et des libraires qui réclamèrent le secours du pape contre Tofflcial archiépiscopal. Son nom s*écrivît quelquefois Reyngen.

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