BOIS
Il est indéniable que le bois est relativement rare au Nord-Ouest. Mais cet inconvénient — compensé par mille autres avantages — tout malheureux qu'il puisse ètre, ne saurait devenir un obstacle à la colonisation. Jusqu'ici l'on n’en a que peu souffert, et le chemin du Pacifique — avec ses embranchements — devra rapprocher bientôt le Manitoba de la grande légion boisée qui se développe à l’est. On sait, en effet, que les vallées de la rivière la Pluie, de la rivière Winnipeg, et le territoire compris entre le lac des Bois et la Rivière-Rouge, en renferment d'immenses quantités de différentes espèces.
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D'autre part, les rivières Rouge, Assiniboine, la Seine, au Rat et autres sont également bordées de deux lisières de bois, et çà et là dans la prairie se dressent aussi de jolis bosquets.
{| A l'ouest, de grands cours d'eau traversent la forêt EL © dont Mgr Taché estime la superficie totale à environ 5 480,000 milles carrés, de même qu'il évalue à 60,000 milles carrés l'étendue des prairies, et au mème chiffre, ou à peu prè le prolongement du vaste désert américain au-delà de n re frontière, c'est-à-dire du 49"° parallèle. Les principales essences de bois que l’on trouve au Manitoba, à Keewatin et à l'ouest, sont l'érable, la plaine, le pin rouge et blane, le cèdre, le chène, l’orme, le frène, l'épinette, le bouleau, le tremble, le liard, le tilleul, le À sapin, le cyprès, etc.
Le bois de construction estimporté, en grande partie, des Etats voisins ; on l’expédie en radeaux, par la "-ie de la Rivière Rouge, et il est scié dans la province. Il y Do À a de grandes scieries à Winnipeg et ailleurs. LE. 11 Il paraît que le gouvernement américain a ordonné j il l'exploration de treize townships, couverts de pins, sur | les tributaires du lac à la Pluie. On en profitera donc. Une certaine quantité de bois de chauffage vient de la mème source, outre ce que fournit le pays.