‹ Lettres d'un soldatChapitre 25 sur 30 · NUE PE ARE · texte numérisé non relu

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grecque m'est encore une consolation. Lis cet épisode de l’Iliade dans ma belle traduction de Lecomte de l'Isle, et tu verras que Zeus y prononce en face du Destin des mots où le sentiment de l'éternel et du divin rayonne aussi noblement que dans la Passion chrétienne. Il souffre et son cœur paternel lutte un long temps; puis il accepte que son fils meure. Mais Hypnos et Thanatos sont envoyés pour recueillir Îa chère dépouille.

Hypnos : le Sommeil. Dire que j'en suis arrivé là, moi pour qui toute heure du jour était joie, moi que tout instant d’activité faisait vibrer d’orgueil. Je me surprends à désirer cette évasion loin des tumultes qui m'entourent.

Mais le bel optimisme hellénique rayonne foujours sur les coupes du Louvre. Les deux génies perpétuent Sarpédon après sa fin humaine, et certes, le Sommeil et la Mort agrandissent et prolongent infiniment notre déterminisme.

Thanatos : Ceci est un mystère dont l’horreur est dù au malentendu que les appétits immédiats empêchent généralement de dissiper.

Mais regarde les grandes phrases paisibles et durables de Maeterlinck dans son livre sur la

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