MOITON-DUVF.RNET A ROSTOTJ.ANT
Mouton-Duvernet devait se rallier à Napoléon et il expia cruellement sa défection. Pourtant, lorsqu'il apprit le débarquement de l'Empereur au golfe Juan, il se prononça contre lui et il enAoyait à son lieutenant, le maréchal de camp RostoUant qui commandait à Gap, la lettre suivante où il déclarait qu'un Français ne saurait être parjure, que Bonaparte a abdiqué et que J>ouisX^'III est le souverain légitime.
Valence, le 'i mars iSij.
Mon cher général, en suite de la nouvelle du débarquement de Napoléon Buonaparte au golfe Juan le 2 do ce mois, et de sa directian annoncée vers Die, Gap, Grenoble et Lyon, ne perdez pas un instant pour prendre toutes les mesures que les circonstances exigeront, et assurez-vous de la fidélité des troupes j\ notre souverain légitime Louis XVIII, en les rappelant à leurs serments. Dites-leur qu'un Français ne saurait être parjure et que Buonaparte a abdiqué. Je marche vers vous. Cette lettre \uc précédera de quelques heures.