XIV
Les Reines de la Rampe, pdiVh. de Montchamp etCh. Mosont. Paris, Cournol, s. d., in-18. — Adrienne Le Couvreur, p. 29 à 55.
1867. Michelet, tome XVI de VHistoire de France. (Louis XV et Louis XVI.)
1871. Documents inédits publiés par M. Campardon dans le Gaulois des 17, 20 et 25 octobre et reproduits en 1 879 dans les Comédiens du Roi de la troupe française, 1 vol. in-S". Paris, Champion (p. 190 à 206).
272 Adrienne Le Couvreur.
1 88 1 . Acteurs et actrices du temps passé. La Comédie- Française, 1" série, notices par Ch. Gueullette, portraits gravés à i'eau-forte par Ad. Lalauze. Paris, librairie des bibliophiles, I vol. in-8".
Adrienne Le Couvreur (p. 169 à 200), portrait.
188^. La Famille d' Adrienne Le Couvreur, par 0. de Gourjault. (Revue de la Champagne et de la Brie). Tirage à part à 100 exemplaifes, in-8'' de 1 5 pp. Paris, H. Champion.
1887. Souvenirs et études de théâtre, par P. Régnier, de la Comédie-Française, i vol.
in- 18. Paris, P. Ollendorff. — Adrienne Le Couvreur (p, 117 a 176).
1892. Lettres d' Adrienne Le Couvreur, publiées pour la première fois, avec une notice et des notes, par Georges Monval. Paris, Pion, Nourrit et G'" (Bibliothèque elzeviriennè).
Appendices. 273
COURONNE POETICLUE
D'ADRIENN-E LE COUVREUR
A MADEMOISELLE LE COUVREUR*
Adieu, divinité du parterre adorée,
Vous, Iris, que le Ciel envoya parmi nous
Pour unir à )amais Minerve et Cithérée,
Et la vertu sincère aux plaisirs les plus doux !
Faites le bien d'un seul et le désir de tous ;
Et puissent vos amours égaler la durée
De la pauvre amitié que mon cœur a pour vous !
Voltaire.
ÉPÎTRE A MADEMOISELLE LE COUVREUR
L'heureux talent dont vous charmez la France Avait en vous brillé dès votre enfance.
I. Cette petite pièce, attribuée à Voltaire par Cideville, fut imprimée pour la première fois dans l'édition des Œuores en 95 vol. t. XVIII, p. 227. — Edition Beuchot, t. XIV, poésies mêlées, p. 320.
274 Adrienne Le Couvreur.
li fut dès lors dangereux de vous voir,
Et vous plaisiez même sans le savoir.
Sur le théâtre heureusement conduite,
Parmi les vœux de cent cœurs empressés
Vous récitiez, par la nature instruite :
C'était beaucoup, ce n'était point assez.
II vous fallut encore un plus grand maître ;
Permettez-moi de faire ici connaître
Quel est ce Dieu de qui l'art enchanteur
Vous a donné votre gloire suprême,
Le tendre Amour me l'a conté lui-même.
On me dira que l'Amour est menteur,
Hélas ! je sais qu'il faut qu'on s'en défie.
Qui mieux que moi connaît sa perfidie ?
Qui souffre plus de sa déloyauté ?
Je ne croirai cet enfant de ma vie.
Mais cette fois il a dit vérité.
Ce même Amour, Vénus et Melpomène
Loin de Paris faisaient voyage un jour.
Ces Dieux charmants vinrent dans un séjour
Où vos attraits éclataient sur la scène.
Chacun des trois avec étonnement
Vit cette grâce et simple et naturelle
Qui faisait lors votre unique ornement.
Ah! dirent-ils, cette jeune mortelle
Mérite bien que sans retardement
Nous répandions tous nos trésors sur elle.
Ce qu'un Dieu veut se fait dans le moment.
Tout aussitôt la tragique Déesse
Vous inspira le goût, le sentiment,
Le pathétique et la délicatesse.
« Moi, dit Vénus, je lui fais un présent
Plus précieux, et c'est le don de plaire.
Elle accroîtra l'Empire de Cythère :
A son aspect tout cœur sera troublé.
Tous les esprits viendront lui rendre hommage.
— « Moi, dit l'Amour, je ferai davantage.
Je veux qu'elle aime! t A peine eut-il parlé
Appendices. 27^
Que dans l'instant vous devîntes parfaite : Sans aucuns soins, sans étude, sans tard, Des passions vous fûtes l'interprète.
0 de l'Amour adorable sujette.
N'oubliez pas le secret de votre art ^
Voltaire.
Ainsi lorsqu'à ses Jeux si charmans, si chéris
L'illustre Le Couvreur attire tout Paris,
Quand Phèdre, de douleur ou d'espoir l'âme atteinte,
Fait naître la pitié, la terreur et la crainte.
Le plaisir et l'effroi de concert agissans.
Font retentir l'Hôtel de cris applaudissans -.
Grandval.
La Leggiadra Couvreur sola non trotta Per quella strada dove i suoi compagni, Van di galoppo tutti quanti in frotta.
Se aviene ch'ella pianga, 0 che si lagni Senza quegli urli spaventevoli loro, Ti muove si che in pianger l'accompagni, E piace mi in sentire, che a coloro Che il declamare adorano pur piace, E con gli altri in lodarla fanno coro.