‹ Lettres de Benjamin Constant à Madame RécamierChapitre 47 sur 53 · Auguste de Staël · texte numérisé non relu

Auguste de Staël

j'ai eue des événements qui nous ont délivrés. Je trouve aujourd'hui une occasion de me rappeler à votre souvenir et j'en profite avec empressement.

H. Martin des Landes, qui aura l'honneur de vous remettre cette lettre, est un littérateur distingué, moins favorisé par la fortune que par le talent. Il aspirerait à une bibliothèque qui le mettrait dans une situation plus heureuse et lui donnerait les moyens de continuer ses travaux. On assure que M. Lenormant aura sur les choix de cette espèce une intervention bienveillante. Confiné par une triste santédans une triste retraite, je n'ai plus que le plaisir de rendre service, et je tâche d'en jouir le plus que je peux. Cependant, en vous écrivant, ma vie s'embellit de souvenirs plus doux, et je vous dois de répandre sur mes derniers jours une teinte moins terne.

Agréez mille tendres hommages»

GLXI

Je viens, madame, implorer votre bonté pour vous supplier d'engager M. de Chateaubriand à se rendre à rAcadémie après-demain jeudi. J'ai beaucoup de chances, et Ton m'a dit que le seul danger est qu'on ne soit pas en nombre. J'ai donc recours à votre bienveillance auprès de M. de Chateaubriand, dont le suffrage m'est plus précieux que je ne puis dire et la présence bien nécessaire ^

Mille hommages.

1. Je crois que M. de Ghateaabriand vota pour Beojamin Constant, qui ne fut pas nommé. Ce fat Viennet, son concuirenti qui fût élu le 18 novembre 1830.

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