I. Philip., IV
bile au milieu des tempêtes ; tenons-nous attachés à cette grande parole de l'apôtre ' : Tout se tourne à bien pour ceux qui aifuent Dieu, et quil a choisis selon son bon plaisir. (VIII, 610.)
14. — Comment les passions humaines s'entrechoquent : le renoncement et Vahamhn, unique moyen de conserver la paix.
Tandis que nous demeurons renfermés en nousmêmes, nous sommes en butte à la contradiction des hommes, à leur malignité et à leur injustice. Notre humeur nous expose à celle d'autrui ; nos passions s'entrechoquent avec celles de nos voisins ; nos désirs sont autant d'endroits par où nous donnons prise à tous les traits du reste des hommes. Notre orgueil, qui est incompatible avec l'orgueil du prochain, s'élève comme les ftots de la mer irritée : tout nous combat, tout nous repousse, tout nous attaque ; nous sommes ouverts de toutes parts par la sensibilité de nos passions et par la jalousie de notre orgueil. Il n'y a nulle paix à espérer en soi, où l'on vit à la merci d'une foule de désirs avides et insatiables, et où l'on ne saurait jamais contenter ce moi si délicat et si ombrageux sur tout ce qui le touche. De là vient qu'on est dans le commerce du prochain, comme les malades qui ont langui longtemps dans un lit : il n'y a aucune partie du corps où l'on puisse les toucher sans les blesser. L'amour-propre malade,