‹ Lettres de directionChapitre 47 sur 163 · II Cor., XII · texte numérisé non relu

II Cor., XII

tus sum, disait David \ et hiimilis ero in ocuHs ;;/m. Appliquez- vous à vos devoirs, ménagez votre santé et modérez vos goûts, pour ne point épuiser vos forces. Je ne vous parle que de Dieu et de vous, il n'est pas question de moi. Dieu merci, j'ai le cœur en paix, ma plus rude croix est de ne point vous voir, mais je vous porte sans cesse devant Dieu, dans une présence plus intime que celle des sens. Je donnerais mille vies comme une goutte d'eau pour vous voir tel que Dieu vous veut. Amen ! Amen !

L. de L. {l'Abbé de Langeront est pénétré de reconnaissance pour vos bontés. (VII, 231.)

17. — Que V amour de Dieu doit être notre principe^ notre fin^ et notre unique règle en toutes choses.

Je crois, Monseigneur, que la vraie manière d'aimer vos proches, c'est de les aimer en Dieu et pour Dieu. Les hommes ne connaissent point l'amour de Dieu : faute de le connaître, ils en ont peur, et s'en éloignent. Cette crainte fait qu'ils ne peuvent comprendre la douce famiharité des enfants dans le sein du plus tendre de tous les pères. Ils ne connaissent qu'un maître tout puissant et rigoureux. Ils sont toujours contraints avec lui, toujours gênés dans tout ce qu'ils font. Ils font à regret le bien pour éviter le châtiment : ils feraient le mal s'ils osaient le faire, et s'ils pouvaient espérer l'impunité. L'amour de

Page 1