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Confiance en Dieu

18 juillet 1690.

Vous demandez, monsieur, quelque motif de confiance dans vos maux : mais ne voyez-vous pas que vos maux sont eux-mêmes la plus sensible preuve des bontés de Dieu qui doivent ranimer votre confiance. Quel bonheur de faire une pénitence que vous n'avez point choisie et que Dieu vous impose lui-même. Kon seulement elle sert à expier le passé, mais encore elle est un contre-poison pour l'avenir. Elle vous arrache aux grands desseins d'ambition, que vous n'auriez jamais eu le courage de sacrifier à Dieu ; elle vous tient entre la vie et la mort, entre les plus grandes affaires et l'inutilité à tout ; elle vous met aux portes de la mort, et vous en retire après vous avoir montré de si près l'horrible gouffre qui engloutit tout ce que le monde admire le plus. Dieu vous renverse, comme il renversa saint Paul aux portes de Damas et il vous dit au fond du cœur : // vous est dur de regimber contre T aiguillon. Pourquoi [me persécutez-vous ? Après cela, monsieur, douterez-vous qu'il ne vous aime ? S'il ne vous aimait, pourquoi ne vous aurait-il pas abandonné aux désirs de votre cœur ?

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