RIGAUD DE VAUDREUIL
P. S. — M. le chevalier de La Corne, par sa lettre du 13 septembre 1759, marque que les Anglois ont pris quatre Canadiens du bâtiment de M. de La Broquerie qu’il avoit envoyés dans un canot d’écorce faire du bois à l’Ile-aux-Galops ; que les Anglois sont en force à Chouaguen ; que l’île Oracointon est bientôt à six pieds de hauteur; que la terre y manquera et que M. de Beauclair compte y tenir bon; que nous avons six jacobites montés ; que les sauvages de ce poste sont bien dérangés, surtout le Grand-Onéyout; que M. de La Corne pense qu’il ne tardera pas à se ranger du parti de l’Anglois ; qu'il a peur qu'il n’en entraîne d'autres avec lui; que les sieurs La Force et La Broquerie sont en avant, bien placés, ainsi que M. de Langy, qui avec cinq canots, doit aller épier la nuit à l’Ile-aux-Chevreuils les mouvements des Anglois; que s'ils viennent enforce, alors il le fera savoir à M. le chevalier de La Corne, qui, s’il est forcé, se repliera à Oracointon, où est M. de Beauclair avec qui il s’est consulté, ainsi qu'avec M. Desandrouins,
A Montréal, le 21 septembre 1759.
J’ai reçu la lettre que vous m'avez fait l’honneur de m'écrire, Vous me renvoyez à la lettre de mon frère pour savoir les nouvelles de l’armée ; mon frère me renvoie à la vôtre pour en être instruit. Il seroit pourtant bien nécessaire, quand mon frère me fait l'honneur de m'écrire, d'entrer dans quelques détails à ce sujet, par rapport aux sauvages qui, journellement, m'en viennent demander, Ne pouvant leur en dire, il faut que j'en forge, pour les empêcher de s'arrêter à celles du public qui ordinairement sont fausses ou mauvaises,
Tout semble bien aller du côté de l’Ile-aux-Noix ainsi que du côté des Rapides, puisque je ne reçois point de nouvelles que les ennemis font aucun mouvement dans ces deux parties,
J'ai l'honneur d'être avec un attachement respectueux, etc,
eur de 1 frère re me pournneur et, par nnent 1e j'en public
-Noix
reçois .
lou ve-
espec-