A M. CHARLES RIVET
Paris, i<5 mai 1828.
Heureux ami, qui voyez tous les jours peut-être avec indifférence toutes les belles choses auxquelles je rêve depuis quinze ans, que vous êtes cruel de ne pas plus souvent écrire quelque chose de tout cela ! Que votre lettre s'est fait attendre... Si cela ne vous touche que médiocrement, qu'importe? écrivez toujours ce que vous sentez. Si vous ne peignez pas, écrivez. J'ai assez des impressions de toute la bande voyageuse et" écrivante qui me gâte l'Italie depuis que je m'occupe d'elle. Vous avez des impressions toutes fraîches et dégagées de préjugés.
Croiriez-vous que j'allais vous écrire lorsque j'ai reçu votre lettre? Oui, moi, mettre la main à la plume, pour vous dire, quoi? Que j'avais envie que vous m'écriviez, mais vous le saviez bien. Moi, si peu écrivassier que j'ai la cruauté de