‹ Lettres de Eugène Delacroix (volume 2)Chapitre 53 sur 141 · RUE DE RIVOLI, N · texte numérisé non relu

RUE DE RIVOLI, N

(Vers 18^0), ce vendredi.

Cher ami, excusez ma faiblesse et ma sottise ; mais, après avoir retourné et fatigué un papier pendant deux heures, j'ai acquis la certitude qu'il m'était impossible de faire la vignette en question ; mettez-moi à l'épreuve, cher ami, pour un des

ijo LETTRES DE DELACROIX.

produits de mon industrie ; mais, pour les pattes de mouches, je suis pétrifié et j'ai la main enchaînée quand je veux y toucher. Je vous renvoie donc votre manuscrit intact, trèsenchanté du moins d'avoir fait mes ridicules essais sur d'autre papier. Je vous écris néanmoins avec une de vos plumes. Je n'ai pas voulu me refuser ce plaisir, qui est rare pour moi.

Encore une fois, pardonnez-moi et ne m'en croyez pas moins bien votre ami pour les objets de grande dimension. Adieu, adieu.

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