A M. ABEL DE PUJOL
MEMBRE DE L'iNSTITUT, RUE ALBOUY, I 4.
Ce icr janvier 1857.
Mon cher monsieur Abel,
Je m'étais flatté que je pourrais, avant la séance de samedi prochain, me présenter chez vous, ainsi que l'usage et les convenances le réclament : c'est ce qui m'avait fait prendre la liberté de vous instruire, par une simple carte, de l'état d'indisposition où je me trouvais. Je vois malheureusement que je ne pourrai avant lundi ou mardi m'exposer à l'air sans danger. Je viens donc vous donner ce nouvel avis dune abstention bien indépendante de ma volonté et me recommander à toute votre bienveillance. J'espère pouvoir, la semaine prochaine, réparer autant que je le pourrai le tort que je puis éprouver de ce contre-temps.
Recevez, cher monsieur Abel, les assurances de mon dévouement et de ma bien haute considération.
Eue Delacroix.
Ce 2 janvier 1857.
Monsieur le Président,
Je prends la liberté de m'adresser à vous pour vous prier d'informer messieurs les membres de l'Académie, si toutefois le règlement ne s'y oppose pas, que l'indisposition qui m'avait forcé jusqu'ici de m'abstenir de les visiter, me retient encore chez moi et me force à solliciter leur indulgence.
Je sçais (sic) trop ce que les convenances et de justes usages
réclament de moi dans cette circonstance, et mon dessein de m'acquiter de ce devoir me fait vivement désirer que mon abstention momentanée ne soit pas interprétée à mon désavantage. Je conserve en même temps l'espoir de pouvoir, la semaine prochaine, réparer autant que je le pourrai les effets de ce retard involontaire.
Veuillez agréer, monsieur le Président, les assurances de la plus haute considération.
Eu g. Delacroix.