‹ Lettres de Eugène DelacroixChapitre 57 sur 86 · RUE DE RIVOLI, N · texte numérisé non relu

RUE DE RIVOLI, N

Ce vendredi (vers 1840).

Cher ami, excusez ma faiblesse et ma sottise; mais, après avoir retourné et fatigué un papier pendant deux heures, j’ai acquis la certitude qu’il m’était impossible de faire la vignette en question ; mettez-moi à l’épreuve, cher ami, pour un des produits de mon industrie; mais, pour les pattes de mouches, je suis pétrifié et j’ai la main enchaînée quand je veux y toucher. Je vous renvoie donc votre manuscrit intact, trèîs-enchanté du moins d’avoir fait mes ridicules essais sur d’autre papier. Je vous écris néanmoins avec une de vos plumes. Je n’ai pas voulu me refuser ce plaisir, qui est rare pour moi.

Encore une fois, pardonnez-moi et ne m’en croyez pas moins bien votre ami pour les objets de grande dimension. Adieu, adieu.

1840.— A M,lle IDA FERMER.

A Mllc IDA FERRIER

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