RUE DU POUR, 6-0, PARIS
Mon cher Lassalle,
Nous avions mal compris la lettre de Varcollier. Nous ne pouvons commencer avant que Court ait consenti à l’échange : ainsi ne faites là-bas aucune démarche de prise de possession, jusqu’à
ce que nous ayons avis que nous pouvons aller en avant.
Travaillez toujours au Palais-Bourbon.
Je presse Varcollier de me donner l’autorisation qui ne peut tarder.
Quelques heures après le billet qui précède, Delacroix écrivait en hâte celui-ci :
Je vous écris pour la seconde fois. Le curé sort d’ici. Il a été lui-même chez Court, qui consent à l’échange de sorte que ma lettre de ce matin est non avenue et que vous pouvez continuer à vous installer. J'ai promis au curé que nous ne quitterions pas et je suis disposé à tenir cette promesse...
Ce billet, adressé à son ami Pi erre t, accompagnait un exemplaire des Treize sujets tirés d’Hamlet, destiné à M. Eudore Soulié. Malgré le prix infime de cette publication in-folio (15 fr. sur papier ordinaire, et sur chine 20 fr.), Gihaut, qui l’avait en dépôt, n’en vendit pas cinq exemplaires !
17 juin 1843.
Cher ami, j’aurai mes épreuves d 'Hamlet lundi dans la journée. Écris-moi. si tu n’es pas trop occupé dans ce moment-ci par la maladie de ta, sœur, pour donner suite à tes démarches auprès de Gihaut. Je désire pousser cela tout de suite avant de partir pour Vichy, ce qui sera vers vendredi ou samedi de . la semaine prochaine.
J’en ai déjà parlé à quelques journalistes, entre . autres Pâtissier.
Eu g. Delacroix.
Je vais demain dimanche probablement voir Villot à la campagne.
... Je crois qu’on m’a peu tenu parole pour les
annonces qu’on m’a promises jusqu’ici. Je n’en ai pas moins bien compté à Vilain 500 beaux francs. Advienne que pourra.