CITES
ramenée vers elle est imcapable de se fixer ailleurs.
Cependant la pièce où chacun de nous joue son rôle forcé continue à se dérouler: on attend vos réponses, on vous regarde agir:
on s’étonnerait et on se scandaliserait si vos sourires et vos paroles n'étaient pas d'accord avec le personnage heureux de la pièce que vous représentez. Les jours s’en vont, les saisons changent, mais le chagrin demeure:
vos yeux se remplissent de larmes à tout ce qui le rappelle, et le coeur est si lourd, si lourd que vous épuisez vos forces à le porter en vous.
Les années guériront-elles la plaie douloureuse ? Pas dans les âmes profondes où les racines d’un sentiment atteignent le fond même du coeur.
La mort de l'être le plus aimé ne cause pas cette amertume de la douleur, car nous resions étroitement unis à nos morts si nous les gardons de l’oubli.
Non ce qui passe sur le coeur comme un feu dévastateur, laissant derrière lui un désert aride où plus rien ne fleurira, c’est la trahison d’un ami en qui reposait la confiance entière: vous supporteriez peut-être une diminution de son amitié; vousne pouvez endurer qu'il soit méprisable! D'’être forcée de lui retirer votre estime est plus douloureux que de le voir s'éloigner de vous.
La sécurité des jours passés vous supplicie, elle reposait sur le mensonge: détours, ruses
et tromperies, vous revivez le tout et votre coeur essaie en vain de ne pas croire à tant e duplicité.
La pensée que, pendant que vous lui prodiguiez les trésors d'une affection confiante, il vous jouait la comédie de lu sincérité et de la vertu, est un venin qui empoisonne toutes vos relations d'amitié. Celui que vous aviez mis si haut était indigne de votre estime, les autres, tous les autres la méritent-il:
davantage ?
Chez un grand nombre, ce doute engendre la dureté: les protestations les font sourire, les larmes ne les émeuvent plus: ils ne peuvent plus croire! Comédie! Comédie! crie en eux leur chagrir, le bourreau qui refuse de les quitter et qui ne veut pas se taire!
Cette trahison pèse sur leur vie comme une maléedition qui la ruine et qu'ils n’ont pas méritée. Ils s'indignent de leur impuissance devant cette injustice, ils sont scandalisés des suceès du traître qui, au dehors. continue ses mensonges et vole l'estime de ceux qui l'admirent. Parce qu'il n’a ni coeur, ni honneur, c'est lui qui est heureux ?
Ces réflexions sont les échos de tant de confidences entendues de tant de drame:
devinés! Que nous en frôlons de ces douleurs dissimulées sous des sourires, de ces vies brisées sans que rien n'y paraisse aux Veux Cistraits.
Presque toujours les victimes des traîtres et des menteurs sont des êtres sincères, qui
votre ne soupçonnent pas les bassesses dont ils tant sont eux-mêmes incapables.
| pro- XXXV ante, Ka Chaleur aviez k ; é ee time. L'ombre enfin descend sur la terre brûlée te et séchée par la chaleur : des bouffées de vent chaud passent sur nous avec leurs rund meurs €! leur parfum, et puis elles s’en vont PS. ailleurs et plus une feuille ne bouge. Une peu- fumée bleue et légère comme une fine mousis seline adoucit tous les contours : c'est le efuse repos, le silence, mais toujours cette chaà leur torride qui accable les corps et les ‘eom- À âmes!
qu'ils À Nous sommes livrés sans défense à ce , leur qui déprime le corps et comme alors notre sont âme devient molle et sans ressort! L'impau de- tience l’agite, l'effort lui répugne, toutes les stime concessions plutôt qu’un geste de résistance, d'a ni et ceux qui dépendent de nous, enfants, seraux ? viteurs, employés, profitent de cette inertie pt de qu'ils devinent, et c'est la source de diffirames cultés qu’une fermeté raisonnée et ésale leurs aurait pu éviter.
s vies L'énervement et l'agitation d’une âme veux faible et peu maîtresse d’elle-même se communiquent à son entourage comme une malaaîtres die contagieuse : les petits surtout les sen- S, qui tent et les reflètent immédiatement.
ponte nnigr dde ls poses ee dés
Mere
L'âme dirigeante d'une famille crée l’atmosphère de la maison où les jeunes âmes conciliantes ou exigeantes, paisibles ou tapageuses, généreuses ou mesquines reçoivent une première formation qui ne s’effacera plus.
Alors, il ne faut pas permettre à la température d'influer trop sur nos dispositions morales, et notre volonté d'été doit être aussi ferme et aussi raisonnable que si la chaleur n'était pas fatigante.
Une volonté raisonnable n'insiste pas sur les minuties, ne se disperse pas sur les détails; elle ne risque pas d'épuiser la soumission pour des vétilles et de n’en plus trouver pour les choses importantes.
En tout temps on a le devoir d’exiger que les enfants soient obéissants, respectueux, absolument vérédiques. Ensuite, fermons les yeux sur les choses secondaires. Ayons pitié de leur faiblesse : la chaleur les fatigue, et les 6énerve comme nous.
J'ai vu des grandes personnes bousculer et rudoyer des enfants pour un vêtement sali, un bas percé. On parle rudement aux petits et l’on s'étonne qu’à leur tour ils soient grossiers. L’impatience provoque l’insolence et l'injustice fait naître la révolte.
Quel calme et quelle réflexion la mère doit avoir pour n'être jamais injuste, pour ne pas laisser percer une préférence, pour ne pas humilier inutilement, pour ne pas donner
doit pas pas
iner
raison à celui qui atort mais qui est le plus rusé et le plus habile.
L'oeuvre difficile et si longue de l'éducation commence par la propre rééducation de la mère. Pour réussir dans sa tâche compliquée et délicate, il faut de toute nécessité qu’elle pratique ce qu'elle enseigne. Tous les défauts y passent : elle est le point de mire de ses enfants et vous savez avec quelle finesse ils observent.
Ils ne formulent pas toujours leurs observations qui sont souvent des accusations, mais rien de leur échappe et ils s’autorisent de l'exemple de leurs parents pour échapper à leur direction.
Aiïdons les enfants à trouver leur âme : que leur petite conscience éveillée et éclairée, soit notre aide la plus efficace. Si les mères pouvaient comprendre à quel point leur tâche serait simplifiée si chez tous les petits enfants le sens chrétien était développé par elles.
La Grace
Le soleil a disparu derrière les montagnes en laissant aux nuages de flamboyantes rouveurs, les vagues moirées du lac reflètent le ciel mauve et rose, et l’ombre du soir fait paraître plus sombres et plus sévères les vieux sapins dont la tête plonge dans l’eau
ransparente. Voilà que, dans le silence de l'immensité sauvage, arrive de très loin, apporté par le vent, le son affaibli de l'ange. lus dont la prière passe sur le monde : elle se mêle au mystère de la forêt, à la blancheur des routes indécises, au charme des monta.
gnes buignées de brume bleuetée et vaporeuse, et sa voix éveille en nous la pensée de: choses éternelles. Car nous ne ressemblon:
pas à celui qui disait : ‘Mon bonheur, c'est de ne jamais penser à mon âme!” — Quelle tristesse! Comme il faut avoir gravement offensé les autres et s'être offensé soi-même pour en arriver là ! L'âme qui se repose dans la solitude ne se fuit pas et les elochedu soir évoquent pour elle le bon souvenir de ceux qu'elle aimait et dont les yeux adoré:
ne pleurent plus ces larmes qui brûlent le:
paupières et le coeur.
La cloche si lointaine, flottante comme un rêve, grave comme un adieu, nous dit que nous sommes tous des passants sur la terre, que nous nous inquiétons de bien des choses vaines, que Dieu veille et nous aime, même quand nous sommes tristes de nous croire abandonnés. Car il y a des heures, que nou:
connaissons tous, où nous sentons davantage le poids de la chaîne, où les confidences de tant de coeurs torturés nous aceablent, et il semble que les lames les plus aiguisées de la douleur séparent les chairs, le coeur et l'esprit. C'est comme si, en s'éloignant du bruit et du turaulte de l'existence agitée,
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nous pouvions entendre plus distinectement la grande lamentation humaine qui regrette sans cesse ce qu'elle x perdu et soupire en vain après l'inaccessible.
Et tous les secrets surpris ou confiés passent devant nos yeux: les déceptions de l'amour, les trahisons de l'amitié, les arrachements de la mort, l'étreinte brutale de la misère, les meilleurs élans repoussés, la las. situde de l'effort quotidien, l'inutilité des dévouements, le remords des choses faites, l'effroi des choses à faire ! Au milieu de cette houle qui monte, l'âme éperdue chancelle, touchée par le doute: cette vie est elle vraiment un bienfait? Pourquoi toute cette souffrance imposée à des malheureux qui u'ont pas demandé à vivre ?
C'est une petite agonie duns les ténèbres.
mais la cloche tinte et l'ange vient qui répond à la plainte et nous apporte la grâce. La vrâce! Le fluide mystérieux et divin, qui ranime et console, assure la foi, aide à dominer son mal et à vaincre le mal.
Nous sommes agités, bruyants, et la grâce nous est souvent offerte sans que nous nous en doutions, et elle passe... Et quand la tristesse de la vie nous accable, nous sentons notre faiblesse et nous nous laissons écraser... mais l'augelus sonne dans l'air silencieux, une petite source chante sur la pente d'un roc gris, ou c'est ure parole ardente disant une profonde vérité, peut-être la plainte des feuilles agitées dans la nuit...
en
sense -L'
Le
Dieu se sert de toutes ses voi: pour nou:
parler, et ses anges invisibles font briller de nouveau dans nos âmes la lumière qui éclair:
tous les doutes et nous remplit soudain d'une joie inexprimable.
Nous savons maintenant que tout e:t bien, que tout est pour le mieux, puisque l'Amour veille sur le monde et que nos âmes vivent de l'amour qu'elles donnent comme le soleil donne sa chaleur.
C'est la grâce, c'est l'amour et c'est li joie: c'est le refus de l'âme de désespérer «1 c'est la foi sereine et inébranlable; et parce qu'elle nous est sinécessaire, Dieu ne cesse de la distribuer aux pauvres âmes qui se laissen! troubler par les apparences.
Veillons, soyons attentifs, arrêtons le:
anges au passage : ils nous donnent toujour:
ce qui nous aide à vivre mieux et à eroire, quand même tout, que la vie est bonne
Dans le Brouillard au bord de la mer
Le brouillard vient du large, il monte let:tement de la grève, enveloppant les formes.
effaçant les lignes : tout est blane, vaporeur. et dans l’air refroidi passe un grand frisson. Il me semble que le brouillard va me prendre aussi et me dissoudre. Roulée dans un chaud manteau, je reste tout de même dehors, regardant le spectacle étrange de la nuit noire
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et du brouillard blane s'emparant de la terre où rien ne bouge . pas même les vagues invisibles qui dorment, Les oiseaux et les enfants sont au nid, à peine distingue-t-on des lueurs vagues derrière des fenêtres closes qu'on ne voit pas. Suis-je done la seule au village à braver l'énorme fantôme rampant, qui, inlassablement, s'avance ? Et voilà que de loin m'arrive le petit air de Schumann que j'aime, celui qui recommence sans cesse, plaintif, doux et monotone comme le regret des bonheurs rôvés.
Un silence.. l'ouate blanche épaissit, et l'aIr recommence, sur le violon cette fois, avec le piano qui accompagne en sourdine.
Dans l'étrange solitud” oilée où rien de familier ne se dessine, oute mes pensées transformées en esprits ‘hanteurs qui reprennent l'air triste et doux pleurant les songes défunts.
Encore un profond silence après des : rpèces tremblants, comme une chute d'ailes blessées. Que se disent done les deux, qui, de la-haut, laissent descendre vers moi cette musique qui recommence encore? Se souviendront-ils toujours de ce soir unique où peut-être le coeur de chacun eut besoin de lu musique dans le brouillard pour se faire mieux comprendre ?
Le motif aétérepris etinterrompu plusieurs fois, puis dans les soupirs du violon, il est devenu si éteint, si lointain, que sûrement il
amer oo ame vou ren
se mourait,. et je n'ai plus rien entendu qui le battement de mon coeur qui vivait, lui!
Le silence fut quelque chose de grand, d'infiniment triste dans cette blancheur im palpable qu'aucune étoile n'éclairait, qu'aueune ligne ne traversait, et je pux me croire toute seule dans un grand monde fini.
Malgré le froid et la vague angoisse, j restai là, attendant une lueur, la lueur que nous ne renonçons jamais à attendre! Mani rien ne vint! Le brouillard épaissi pénétrait comme de la pluie: je rentrai transie, toute: mes pensées étouffées pur ces vapeurs y cées et je bénis le sommeil qui me fer oublier ln profonde tristesse de ln nuit.
Tous, dans notre vie morale, nous avon été perdus dans des brouillards semblable ou disparaissait la trace même des incl cateurs et des soutiens ordinaires. Les lumieres du ciel étuient éteintes, les choses fanitlières devenues étrangères, et nous restion: solitaires, glacés, silencieux, ne voyant plus notre but, incupables de décider quelle rout: prendre !
Mais derrière les brouillards de la terre il v a toujours le grand soleil qui finit par pénétrer, et le vent survenant roule les mi-ses blanches pour les dissiper dans l'espace Et derrière les brouillards de l'âme, il ; toujours la Vérité, une, immuable et parfiitement claire, pourvu que notre conscience reste droite et veuille fermement s'affrinchir des pensées troublantes et vagues que
u qui lui!
rand, jm im qu'au.
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se, je r que Mai étrait toute:
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avoit able incl Lumiefaniistions t plus rot:
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