‹ Lettres de Gui Patin, 1630-1672Chapitre 11 sur 260 · Mot supprimé dans l'édit. de · texte numérisé non relu

Mot supprimé dans l'édit. de

2. L'acte de Paranyiiiplic était un des plus anciens usages de la Faculté, et en l'an 141G, l'Empereur Sigismond, passant par Paris au retour du Concile de Constance, assistait à une de ces cérémonies. C'était une sorte de symbole allégorique en vertu duquel les étudiants nouvellement admis à la licence épousaient la Faculté. Chez les Grecs on appelait riy.îavjy.^(î; celui qui faisait les honneurs de la cérémonie nuptiale et accompagnait les nouveaux époux à la maison conjugale. Dans la cérémonie de la Faculté, c'était le Doyen qui remplissait le rôle de ny.oKw^ptcç, vis à vis des licenciés. Il représentait la Faculté qui était l'épousée, pendant que le licencié représentait répoux. Celui-ci jurait solennellement dévouement, obéissance et s'engageait à défendre ses intérêts, sa dignité et son honneur.

3. Ce jeune homme, qui devait devenir par la suite un dos meilleurs amis de Patin, fut un des littérateurs les plus consciencieux el les plus estimables du xvii' siècle. Naudé (Gabriel), né à Paris le 2 février IGOO. Docteur en médecine de l'Université de Padoue où 11 s'élait rendu en 1(526. Uibllothécaire du cardinal de Bagny, à Rome, en 1631. Bibliothécaire de Richelieu en 16i2, puis de Vlazarin dont il forma la célèbre bibliothèque qui ne contenait pas moins de 4o.000 volumes. Mort à Abbcville, le 29 juillet I6o3. Naudé a publié de nombreux ou\ rages dont Pclit-Radcl, Niccron,Morcri, Chaussepie, Ciicreau, etc. ont donné la liste. Le discours du Paranymplie que signale Patin dans sa lettre fut composé en 1628, entre son retour de Padoue et son déjjart pour Rome. Il n'appartenait cependant pas à la Faculté. Ce discours est, selon l'usage, un éloge de la Faculté de Paris •. « De anliquilatc et dignilale scliolœ medicœ Parisiensis. Pauisiis, 1628, in-8° ». 11 en existe une autre édition de Paris 1663, comprise dans les « Oraliones encomiasUrœ ad novem iatrogonislas laurea mcdica donandos. » Il fut encore réédité à la Gn des statuts de la Faculté, imprimés en 1696.

les harangues encomiastiques des licentiaades *, l'antiquité et dignité de nostre Faculté, veu que M. vostre père et vous y avez tenu Ueu autresfois. Je voudi-ois avoir quelque chose de meilleur et qui approchât davantage de vostre mérite, pour vous envoyer et vous tBsmoigner que je suis homme qui ay du ressentiment des biensMis que je reçois des honnestes gens comme vous. Je vous prie de présenter mes très humbles reconimandattons à M. vostre père et M. Dacier, et vous prie de croire que je suis et seray à jamais,

Monsieur, Vostre très humble et affectionné serviteur et amy.

Pato.

De Paris, ce 14 May 1630.

J2 vous envoie aussy la thèse en laquelle j'ay^présidé, pour la première fois, à un nommé ^1. Joudouyn% qui est docteur d'Aix en Provence, il y a bien vingt ans, et est maintenant docteur en celte ville. Elle est de ma façon, comme mes deux quodlibétaires ', mais ma cardinale* est de la façon de M. Guérin, mon président.

Ei>iT. DE Rotterdam 1695.

iD, 1725.

Paris 1S46.

Page 1