‹ Lettres de Gui Patin, 1630-1672Chapitre 201 sur 260 · LETTRE CLVII · texte numérisé non relu

LETTRE CLVII

A Monsieur de Salins, docteur en médecine, a Beaune'.

Monsieur,

11 y a longtemps que je vous doibs responce ; un meschant rhume qui m'a incommodé tout le mois de Février, et la quantité d'affaires, quibus obriior, m'ont empesché de m'acquitter plus tost de ce debvoir, combien que j'y eusse beaucoup d'inclination, afin d'avoir l'honneur de vous remercier de celle qu'il vous a plu m'escrire pleine de faveur et de courtoisie. Monsieur vostre fils est en bon chemin, Dieu mercy ; il ne manque pas de venir aux actes de nostre eschole et à mes conférences, où j'ay soin de le faire parler, afin qu'il soit exercé; et je reconnois par les difficultez qu'il me propose qu'il est dans le chemin légitime, et tel que je souhaitte à mon propre fils : il faut qu'il continue ; vous sçavez bien que.vila brevis, ars longa ; qu'il ne se lasse point dans le bon chemin : donnez luy courage, et le fortifiez afin qu'il persévère ; je vous promets que je feray de mon costé pour luy tout ce qu'il me sera possible, afin que quand il retournera vers vous, il vous face connoistre qu'il n'a pas tout à fait perdu son temps. M. Guillemeau a icy présidé à une belle thèse, dont je vous envoyé

1. Salins (de) médecin deBeaune. Un des correspondants de Patin.

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