Passage précédent supprimé dans les édit. aniér
2..Thuilerie [Mathieu Coignet de la), né en 1594, morlenl6o3; d'abord maître des requêtes et conseiller d'Etat, il fut nommé ambas sadeur à Venise en 1630, et aux Provinces-Unies en 16i0.
3. Menochius (Jean-Etienne) né à Pavie en lo76, mort à Rome le 4 février 1655. Jésuite érudit, italien et non ilamand, comme le dit Patin. Son ouvrage De Republica Hcbrseorum fut publié cette même année. Paris, 1648, réimprimé en lCo2, in-fol.
4. CuniEus (Pierre) — Vander Kun — Érudit hollandais, né à Flessingue en 1586, mort à Leyde en 16.38. Un des meilleurs orientatalistes de son temps. Son livre De Republica Hœbreorum a été souvent réimprimé et traduit en plusieurs langues. 11 y eut une traduction française en 1705, 3 vol.
o. Fhilosophorum Sententiœ de fato. Amsterdam, 1648, in-12.
A SPON o93
M. Riolan n'a pas assez de copie préparée pour en employer deux : joint qu'il ne fait que revoir et relire, changer et adjouter et niesmes à sesespreuves : d'où vient que le livre ne sera pas si correct qui) devroit estre : mais quoy ? on ne scauroit faire autrement avec M. Riolan : aliter non fit, ainicc liber : veu que M. Riolan a l'esprit trop remuant, et que sa mémoire, qui est un champ incomparablement fécond luy produit, à toute heure, des pensées pour lesquelles il a de la peine à lascher de la copie, laquelle il retiendroit, s'il pouvoit. M. du Pleix fait aussi imprimer icyle deuxième tome de Louis Xlll, il a commencé à 1634, où il avoit fîny son 1" tome: il en est à 1638, et finira à la mort du Roy, en trois sepmaines : ce sera un petit in-folio, que le libraire vendra bien cher, veu qu'il a achepté bien chèrement la copie du dit du Pleix*.
DuITd'avril, 1648^ Tous les généraux et officiers sont partis pour l'armée de Flandres : M. le Prince mesme a passé à Amiens fort leste, et en belle compagnie, mais des deux mareschaux de France qui sont allez devant luy, sçavoir, MM. les mareschaux de Gramont et de la Meilleraye, ce dernier est demeuré malade à Arras d'une suppression de goutte, à laquelle il est fort subject : le bruit de sa mort a couru, mais je ne le croy point. On asseure icy que l'archiduc Léopold ' n'est si pas fort qu'il pensoit : il espéroitdu secours d'Angleterre, que les parlementaires sont obligez de se réserver, à cause des hibernois catholiques et des escossois malcontans, dont il y en a trois partis en Escosse. On ne parle icy que de vols domestiques, de valets et de servantes qui volent leurs maistres et maistresses, et qui delà, se font pendre : j'ay pitié de tant de pauvres - malheureux, qui se laissent duper : le diable est bien