‹ Lettres de Gui Patin, 1630-1672Chapitre 210 sur 260 · Ville de Bavière, sur la rive droite de la Schwarzac · texte numérisé non relu

Ville de Bavière, sur la rive droite de la Schwarzac

n'ait deviné le vray autheur de ce livret : mais je ne scay pas pourtant s'il en escrira exprès, veu que son Anthropographie l'occupe et l'employé tout entier : il employé tout son loisir à revoir sa copie, et ne la baille que feuille à feuille, aux imprimeurs, à cause de quoyson ouvrage n'avance guères : il n'y en a encore que 72 feuilles de faites. Je suis bien aise qu'ayez reçeu la thèse de M. Guillemeau, mais je vous prie de m'en mander vostre advis : vous trouverez dans le premier pacquet que je vous envoieray une espreuve laquelle contiendra tout ce qui a été esté de cette thèse : je vous remercie du soin qu'avez eu de délivrer à M. Gras la sienne ; jeluy baise les mains, et suis son très affectionné serviteur ; il y aura quelque autre chose pour luy dans le grand pacquet que recevrez bientost : je vous prie de me conserver en ses bonnes grâces ; c'est un digne homme, et duquel je fais grand cas *. Je n'ay jamais veu l'arrest des médecins de Tours contre les apothiquaires imprimé: combien que celuy qui en sollicita icy le procez, me promit en partant qu'il le feroit, et qu'il m'en envoieroit une douzaine : ce qu'il n'a pas fait : je demanderay à M. Perreau, nostre doyen, s'il n'en a point veu, sinon je vous promets que j'en escriray à Tours tout exprès. J'ay receu le Polyanthea de M. Ravaud par la voye de M. Cramoisy, Irane déport : il m'a mandé qu'il seroit icy bientost : je l'en remercieray en personne : que s'il est encor à Lyon, je vous prie de l'en remercier pour moy : ce livre est véritablement bon, combien que je ne m'en sois jamais guère servy : j'en céans une autre édition de M. Ravaud, il y a vingt ans "'. Le Theatruni vilse hiunanœ est de vray un fort bon livre, mais je double du dessein de vostre libraire : car s'il le prend sur la dernière édition de Cologne, elle est toute chastrée de ce qu'il y avoit deçà et delà contre les prestres et les moines ; s'il la prend de l'ancienne, il est à craindre qu'on ne luy face la mesme chose que vos jésuites ont fait à M. Huguetan sur son

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