Membre de phrase supprimé dans les édit. anl
2. Terme tombé en désuétude, mais qui est dans Littré « zèle excessif pour le Pape et son gou>ernement ».
3. Béda (Elie). Bacc. 1621-1(322. Vesper. 30 mars 162i. Doct. o juin 162L Pas<t7/. 18 décembre l(j2t. Médecin de Madame, très en vogue à la cour et dans l'aristocratie parlementaire, homme à bonnes fortunes, malgré une double claudication, et s'en \ autant, Béda avait pris le nom de des Fougeraies. 11 était fort décrié dans le corps médical où sa conversion faite avec trop d'éclat avait paru suspecte, et où son charlatanisme éhoaté lui avait fait beaucoup d'ennemis. On voit quel était le sentiment de Patin à son égard. 11 est corroboré par un décret de la Faculté qui lui iniligea une réprimande sé\èrc, et par difTérentb écri\aius du temps, entre autres, par Bussy-llabutin qui raconte sur lui un scandaleux fait professionnel, et par Bernier (Essais de médecine, Langronne, Paris, 1689-91). Dans VAmour médecin, de Molière, Béda figure le personnage de Pestonandrès.
M. Anisson, libraire ', faites moy la faveur que je sache de luy par vostre moyen, s'il ne nous donnera pas bientost le deuxième tome in-fol. du jésuite de Gènes, Sopranis in historiain Davidicam dont il a donné le premier l'an 1643. Il promet le second en sa préface dans lequel il fait espérer un traité entier de Idololatria Hebrœorum : lequel j'ay bien envie de voir. M. Moreau m'a dit qu'il vous a recouvré un Artémidore grec et latin ' qu'il a envie de vous envoyer, in-4, avec quelques autres livres : et m'a demandé si je vous ferois bientost un pacquet : je luy ay respondu quouy, et que j'en recommençois un autre ' dans lequel j'ay mis le livret de M. Lussaud, médecin de Poitou qui est celuy mesme que vous m'avez dépeint par vostre dernière, de la réception de laquelle je vous suis très obligé et m'en vay vous y respondre. Premièrement, M. Lussaud est celuy mesme que vous dites, homme qui fait l'entendu, et qui mesprise presque tout : il dit qu'en son hvre, il a négligé l'élégance du latin et les authoritez, et qu'il ne s'est amusé qu'au raisonnement : il dit qu'il s'en va faire un plus grand œuvre pour le faire imprimer : si sa campagne luy donne du loisir, il le peut faire, il ne manque pas d'esprit. Le Roy d'Angleterre est encore vivant, mais je ne puis croire ceux qui se promettent de luy qu'il reviendra à bout de ses affaires : il faut estre bien crédule pour s'imaginer de telles fables. J'entreprendrois très volontiers un voyage d'Allemagne jusques à Nuremberg ' et Altorf ' pour y saluer et entretenir M. Hofman, mais cela ne peut se faire durant la guerre : et ne doubte point que luy-mesme n'en voye bien la difhculté de l'entreprise, voire mesme l'impossibiUté. Après ce que vous me dites touchant le livre de M. Sorbière, il n'y a nulle difficulté que M. Riolan
1. Anisson (Laurent) sieur d'Auteroche. libraire célèbre de Lyon. Fut éclievin de la ville en 1670. Aïeul des Anisson-Duperron dont la famille s'est continuée jusqu'à nos jours.
•2. Artémidore (Capiton), médecin et grammairien grec, vivait sous Adrien, de 117 à 138 av. J.-C. A laissé une bonne édition d'Hippocrate.
3. Passage précédent supprimé dans les édit. antér. Pour raccorder, le texte, les éditeurs ont écrit : « Je envoie le livret de M. Lussauld ».
4. Ville de Bavière, sur la Peignitz à 147 kil. N.-N.-O. de Munich.