Pet' te \ille de la vallée de la Bièvre au S. de Paris
A FALCONÉT 617
lementque de l'eau, et n'a jamais goûté vin. M. Gassendy est si délicat qu'il n'en oseroit boire, et s'imagine que son corps brùleroit, s'il en a voit bu ; c'est pourquoi je puis dire de l'un et de l'autre ce vers d'Ovide :
Vina /agit, gaadetquc meris abstemins nndis
Pour moi, je ne puis que jeter de la poudre sur l'écriture de ces deux grands hommes; j'en bois fort peu, et néanmoins ce sera une débauche, mais philosophique, et peutêtre quelque chose davantage; pour être ' tous trois, guéris du loup-garou et délivrés du mal des scrupules, qui est le tyran des consciences, nous ironspeut-êtrejusque fortprès du sanctuaire. Je fis l'an passé ce voyage de Gentilly avec M. Naadé, moi seul avec lui, tête à tête; il n'y avoit point de témoins, aussi n'y en faloit-il point : nous y parlâmes fort librement de tout, sans que personne en ait été scandalisé.
Pour ce qui est de cette observation que vous avez faite de cette femme qui est devenue dure comme du bois, c'est un exemple fort rare. Je ne me souviens pas d'avoir vu ni lu rien de pareil, si ce n'est de cet enfant qui se pétrifia dans le ventre de sa mère à Sens% duquel ont écritM.d'Aliboux, M. Rousset ' et M. Bauhin, et qui s'appelle ordinairement Lithopsedium Senonense. C'est un bel exemple pour les maladies de la matière de Fernel. Si cette dureté étoit capable