‹ Lettres de Gui Patin, 1630-1672Chapitre 232 sur 260 · Date en marge, de la main de Patin · texte numérisé non relu

Date en marge, de la main de Patin

3. La Rallière était fermier des aides, et avec Montauron, un des plus riches financiers du temps.

6iâ LETTRES DE GUI PATIN

ne fut perdue ; mais, Dieu mercy, je suis tout consolé, puisque vous l'avez reçeue, comme je reconnois par la voslre rlattée du 19 de janvier, laquelle j'ay reçeue dix jours après justement, scd (jiioc unique inter lllas moras ferit. Je vous asseure qu'elle n'a pas esté ouverte. Pour le désir que vous me tesmoignez avoir de me tenir dans vostre cellule de méditation, je vous en remercie de toute mon affection ; ce n'est pas que je ne voulusse bien y estre à cause de vous, et possem muluas audire et reddere voces. Mais je pense que notre guerre ne nous fera pas fuir si loing. Nous sommes bien les plus forts, et le serons, de jour en jour davantage, par l'adjonction des parlemens et des provinces qui envoyent icy leurs députez.

Je vous prie de me mander quelle somme d'argent je vous doibs pour tout ce que vous avez envoyé pour moy à M. Volcamer depuis un an, afin que je le mette avec les autres dont je vous suis débiteur et que je m'en acquitte. Il y a trois tomes de Conseils de Baillou, en comptant le 3" qui n'est achevé que depuis deux mois, (j'en ay mis un à part dans vostre pacquet pour vous) ; si en desirez quelque chose de deçà, vous n'avez qu'à commander.

J'ay céans les trois tomes de Novarinus, Omnium sc'ientiarum anima ', dont je fais estât plus que de tout ce qu'a escript cet autheur qui en a fait beaucoup d'autres. Pour ce Fabry ' de Castelnau d'Arry \ c'est un pauvre souffleur, comme vous dites. Al. Jost n'a encore rien receu de Lyon '. Viros dignissimos et suavissunse recordationis , D. D. Gras, Garnier et Falconet, officiosissime resalato. Je suis bien aise que le Perdulcis soit achevé à Lyon, je vous prie de m'en achepter un en blanc et de me l'envoyer à la première commodité \ Le premier médecin est aussi fort

1. Omnium Scienliarum anima, hoc est axiomata physiolheologica. Lyon, IGM-, 3 tom. in-fol. — Novarini (Luigi), théologien italien, né en 1594-, à Vérone, mort dans cette ville, le 14 janvier 16o(».

2. Fabre (Pierre-Jean), médecin de Castelnaudary ; vivait dans la première moitié du dix-septième siècle. Devait une certaine réputation à sa thérapeutique chimiste, ce qui explique le dédain de notre auteur

3. Castelnaudary — Patin a écrit Castelnau d'Arry — , ville faisant aujourd'hui partie du dép. de l'Aude, à 36 kil. N.-O. de Carcassonne.

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