‹ Lettres de Gui Patin, 1630-1672Chapitre 60 sur 260 · Valère (Maxime), liistorien latin du i" siècle · texte numérisé non relu

Valère (Maxime), liistorien latin du i" siècle

per quœrunt isti patres, etc. ; car si ne i'avez, je vous en feray faire une copie et vous l'envoyeray; je l'ay céans imprimée dans un livre in-folio. Faites virilement tous vos efforts contre ces gens-là, car ils sont dangereux jusques au bout.

Sunt antica bovis, muli postica liinenda ; Ex oinni monachus parle timendus hoino est.

Je pense que scavez bien la mort du prince d'Ethiopie et son espitaphe; sinon, je vous l'envoyeray. Il y a icy de la peste chez M. le chancelier, trois hommes en ont esté emportez. Un nommé le Roy, manceau, chirurgien de son Eminence, et ei dilectissimus, est icy mort des playes qu'il reçeut il y a environ quinze jours, dans le bois de Boulogne, par des voleurs *. M. Bourdelot "' qui a travaillé sur le Lucian et le Pétrone est mort aussi ; et ce matin est mort M. d'Espeisses % conseiller d'Estat, par cy-devant maistre des requestes et ambassadeur en Hollande ; c'est dommage de luy, il estoit fort sçavant. Il se fioit à un barbier qui le pensoit d'un érysipèle au bras, auquel s'est mis une gangrène qui l'a emporté. Je ne sçays rien qui vaille de la guerre.

2. Bourdelot (Jean) — qu'il ne faut pas confondre avec son frère Edme qui fut médecin de Louis XIII, ni avec son neveu Pierre Michon qui fut célèbre sous le nom d'Abbé Bourdelot — était avocat au Parlement et maître des requêtes. Très érudit il laissa, comme le rappelle Patin, entre autres travaux, une traduction de Lucien 1616 et des commentaires et des notes sur Pétrone — Paris, 1618 — réimprimés à Leyde, 16i5. — Il mourut subitement en 1638. Tamizey de la Roque a publié d'intéressantes lettres de ce savant humaniste. Trois sont adressées à Peircsc, et une à Gassendi. Cf. Les Correspondants de Peiresc. Revue de Fllist. littér. de la France (janvier 1897.)

3. Espeisses (Charles Paye, chevalier, seigneur d'). Conseiller au Parlement de Paris, en 1611, Maître des Requêtes en 1618, Conducteur des ambassadeurs, en 1620, Ambassadeur en Hollande en 162t, et Conseiller d'Etat ordinaire an 1631. Mort à Paris le o mai 1638,

Les gens de bien ont bonne espérance de la grossesse de la Reyne. Plura aliàs.

Je vous baise très humblement les mains, à mademoi selle vostre femme et à M. vostre frère, avec dessein de demeurer toute ma vie,

Vostre très humble et obéyssant serviteur.

Pati.x.

De Paris, ce 5 de may 163S.

Edit. d£ Bcitterdam 1695.

— Pauis 184Ô.

Mss. 9358, FOL. 48.

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