ProvcrUc latin cité dans une Icllrc de Curius à Cicéron
ABELIN 159
CGSserim longius: ({iii f[uantuni mihi probetur, ex hoc intelligas licet (luod brevis mihi visiis est, ((iiuin essct nec mei (proptcr morbuin). nec lui propter eain quam navas operam Eminentissimo Duci) teinporis; sed qui primo aspectu Hippocralis aut Galeni posset videri, tanta autem dulcedine me allexit atque detinuit ut illum integrum, sine ullo penè interspirandi spatio, avidus perlegerim.
Nox adveniens me invitabat; morbus admonebat, dolor minabatur ; cum tamen exhausi totum, neque duntaxat languentem animum delectavit, sed etiam recreavit.
Incredibili vero me perfudit gaudio, incomparabili nostro Heroï purpureo prajfixa Epistola, quœ tota ïullianœ dictionis indolem spirat, ejusdemque ingenium refert amabilem. Magna etiam cum voluptate et utililate legi elegantem illam et purioris doctrinœ plenissimam Dissertationem tuam. de tcmpcstwo phlehotomiie ac pnrgalionis usii' , adversus tristes illos haemophobos, qua nihil inter politiores artis nostive, scriptores extare puto quidquam tersius atque limatius. Prudenter enim et féliciter eam materiam tibi delegisti excutiendam, quœ, quia fertilis est, utinam torpentia et maligno quodam veneno composita sœculi nostri ingénia acumine suc excitet, eàque ad meliorem frugem reducat ; eorum praesertim qui, quum divinas phlebotomiiE vires non capiunt. caligantes ad hune Solem, humani generis carnilices potius quam medici denominari merentur. Yerbum non amphus addam.
Vale, vir clarissime, el quod hactenus, tota gratulante GaUia, summoque nostrum omnium bono fecisti, soUicita augustum mente tuere caput.
l. De tempeslivo phlcholomicé ac purgcUionis usu dissertatio, adversaé hœinophobos — In opusculn inedica. Paris, Sébastien Gramoisy, 1639.
Divinuin nosLrum Armanduni sic indagato, ex ciijus salute pendet non Galliae duntaxat vel EuropaB sed totins orbis Christiani Salus et incolumilas. Iterunique vale, vir prœstantissime, cajus obsequio vivet in asternum addictissimus '.
GuiDO Patinus. Lutetiie Parisioruni, V1I° Id. Junii 1639.
1. Dans la lettre précédente (li mai 1639) Patin annonçait à Belin l'impression des Opuscala medica, les peli les œuvres de C'dois. Nous venons de voir dans la lettre ci-dessus qu'il remercie celui-ci de l'envoi de son livre. !S'otre auteur adresse, selon la coutume de la phraséologie latine, les compliments les plus flatteurs et les plus exagérés à son confrère. On remarquera, en outre, les termes adulateurs avec lesquels il parle de Riclielieu, et qui sont si opposés à sa manière ordinaire de s'exprimer sur le comple de celui-ci avec ses autres correspondants. C'est que Citois était le médecin du tout puissant Cardinal, et que ce n'était pas ici pour Patin le lieu de se livrer à ses écarts ordinaires de langage. Cf. notre article sur Patin et Richelieu m France mcdicale (1905).
A liELlN 161
.Mss. 935S, loi.. 5i
LETTRE XLIX A MoNSiEiK Belin, docteur e> médeci:!«e. a Troyes.
Monsieur,
Je vous remercie de la vostre que m'a délivrée M. Sorel. J'ay céans le poëme de M. de Bonnefons' sur la mort de M. le doyen Tartier, duquel je vous donneray copie quelque jour ; mais je voudrois bien pouvoir recouvrer Le Ciilteleus> sur la mort de Henri III. Enquestez-vous un peu des héritiers de ce chanoine, s'il n'y auroit pas moyen de l'avoir : je vous en supplie de tout mon cœur. Pour les opuscules de M. Baillou, cela va si lentement qu'on en peut dire autant que Cicéron disoit des victoires d'Antoine : Teucris illa lentiim negotiiim. Le Perdulcis de la 2" édition est un fort bon livre, duquel on a retranché sévèrement' quarante mille fautes qui estoient en la première édition, outre le traité qui a esté adjoutéDe morhis animi\ie\ous conseille de les avoir tous deux reliez ensemble. Je vous prie de remercier M. Allen* de son mémoire, je voudrois pouvoir le servir en quelque bonne occasion ; dites luy que les Epis très de Casaubon sont excellemment belles et bonnes: les
1. Bonnefons ou Bonofons (Jean), poète latin, né à Clermonl en 1534, mort à Bar-sur-Seine en IGli. Le recueil complet de ses œuvres fut publié à Paris en 1387, in-S", sous le titre de Pancharis.