Seulement » dans les édil. antér
3. La Médecine universelle de Barthélémy Perdulcis. L'édition était de René Chartier. Celui-ci avait déjà publié en 1G30, in-i», les œuvres de Perdulcis sous le titre suivant : burlholonvei Perdulcis universa medicina ex mcdicorum principum scnlenliis consiliisque collata. Il y eut encore une autre édition en 16i9. fîartkolomœi Perdulcis universa Medicina, rursum édita, promissa ipsius vita. Lugduni, 1649, in-i". Perdulcis (Barthélémy), en français. Pardoux, neveu d'André Perdulcis. également médecin né en 1345 à Bouillac (Vivarais), docteur de la Faculté de Paris en 1372, mort en 1011.
4. Allen (Nicolas), conseiller au bailliage de Troycs en 1638, fils d'Antoine Allen et de Marie de Hault. (Fiche de M. Le Clerï.)
miennes m'ont coûté cent sols en blanc, je les achepterois une pistole, si je n'en avois; j'en ay fait vendre plus de cinquante. Si luy ou quelqu'un de ses amis en désirent, comme je croy qu'il doibt les désirer, je les feray avoir à quatre francs pièce, d'un marchand auquel j'en avois fait apporter soixante ; il y en a encore onze de reste ; il n'a qu'a me le mander, s'il en désire. C'est tout autre chose pour le secret de l'histoire, pour le nombre des épistres et pour les jésuites, où il y a des merveilles de ces bonnes gens là, desquels je prie Dieu qu'il vous veuille bien délivrer et nous aussi. Nam et semel dicani, piidet me tutiim perte orbem terrariim loyolUlco ejiisinodi veneno esse perjusum. Jay le livre du P. Paquelin et le Soldat françois aussi : le P, Paquelin estoit théologal de Beaune ; je sçay bien de ses nouvelles, c'estoit un honneste homme. Le Roy est arrivé à Saint Germain avec toute la cour. M. Moreau. qui vous a tant escript de bien de ma Vespérie, se moque de moy, elle ne mérite non plus destre Icue, que d'avoir esté ouye. Je vous baise les mains et à madame vostre femme, pour demeurer toute ma vie,
Monsieur, Vostre très humble et très obéissant serviteur.
Patin.
De Paris, ce 12 Novembre 1639.
Si le neveu du P. Paquelin est vostre amy, faites qu'il vous donne des mémoires de la vie de son oncle, et vous me les envoyerai; j'en feray son éloge et le mettray parmy mes Illustres que je fais ensuite de ceux de M. de
S'«' iNIarthe ', lesquels je feray quelque jour imprimer, si volet ille, qui qmim volait, omniajccit. Au bruit qui court sourdement, nos affaires vont mal devant Salces'.
EdIT. IlE RoTTEBDiM 1695.
— iD. 1725.
— Paris 1846.
1. Saintc-Marlhe (Scévole de), né à Loiidun, le 2 février lo3(5, mort le 29 mars 16â3. Auteur des Poeinata et de Gnlloruin doclrina illustrium Elogia, lo98, in-8".
2. Ville du Roussillon à 18 kilomètres de Perpignan. Tous les précédents éditeurs ont écrit Saluées. Mais le manuscrit de Patin, la géographie et l'histoire disent Salces. Xotre auteur avait raison de dire que les affaires allaient mal devant celte place. Celle-ci avait été prise par nos troupes le 19 juillet. Mais elle fut bientôt assiégée par les Espagnols. Le prince de Condé, cliargé de la secourir, vint échouer devant l'armée espagnole (2 novembre 1G39); sa garnison livrée à elle-' même capitula, quatre mois après, faute de vivres.
Mss. 9538, FOL. 55.
LETTRE L A Monsieur Belin, docteur en médecine, a Troyes.
Monsieur,
Il y a long temps que je vous doibs responce, laquelle eussiez j^lus tost reçeue, si j'eusse eu chose digne de vous estre mandée. Et combien que je n'aye rien à vous escrire, j'escris néantmoins, afin que vous connoissiez par là que j'ay soin de m'entretenir en vos bonnes grâces, et souvenir de tant d'obligations que je vous ay. On ne parle icy que de machines de guerre, que l'on fait marcher vers la Flandre, pour faire un mémorable siège ', et Volsianis dignuin annalibus ; et en récompense de celuy que nous méditons, les Espagnols, pour divertir nos armes, ont assiégé Casai -. M. le mareschal de la Meilleraye, grand maistre de Tartillerie et général de nostre grande armée estparty, et est de présent à Noyon, pour faire passer les troupes. On a icy, depuis peu de jours, publié deux livres
1. L'armée de Flandre ayant à sa tète le Maréchal de la Meilleraye, le Maréclial de Chauliics et le vieux Maréchal de Chalillon, devait prendre Lillers et eii.suite Béthune. Le roi, changeant tout d'un coup de programme, enjoignit aux Maréchaux d'aller mettre le siège devant Arras (28 mai'. Ce fut le siège mémorable qu'annonçait Patin un mois avant qu'il n'ait été prescrit. On sait que, malgré les secours qu'apporta à la place l'armée espagnole commandée par le Cardinal Infant, en personne, la garnison dut capituler le 9 août.
2. Toute l'armée espagnole assiégeait, en effet, la place de Casai dans laquelle d'IIarcourt. qui avait succédé au Cardinal de la ^'alette dans le commandement des troupes françaises, n'avait pu jeter qu'un secours insuffisant.
de médecine, sçavoir : Lazari Riverii \ professorls Monspeliensis. Praxis medlca, in 8", et Gui. Ballonil Tractatiis qiiatiioi\ nimirum épidémie œ historix et observationcs, etc. : Definitiones Medicœ; De Convulsionibiis, et Commentarius in libriim Theophrasti de Vertigine'- . Le premier esl passablement bon, mais il y a trop peu de doctrine et trop de remèdes : c'est un livre fort propre à faire des charlatans ; pour le second, je le trouve fort, et y trouve une grande candeur, avec beaucoup de doctrine. Le dernier est in-4o. M. Cousin, docteur de nostre compagnie, mourut hier, ex hydrope, comme aussi fit M. Fouquet conseiller d'Estat et chef du conseil de Son Eminence \ Le jour d'auparavant, estoit mort icv M. de Puisieux ', jadis secrétaire
1. Rivière (La:arc], en laliii Rivorius (Lazarus), né en lo<SO à Montpellier, mort dans cette ville en IGoo. Docteur de cette Faculté en 1611, il fut nommé professeur en 1G22. Il publia plusieurs traités de médecine. Mais son ouvrage le plus important et qui eut le plus de succès est celui que signale Patin, sa « Praxis medica ». Paris, 1640. C'est un traité de pathologie médicale in-S", en dix-sept livres, réimprimé à Paris en 1647, in-8°, et qui fut réédité un grand nombre de fois. Rivière représentait à la Faculté de Montpellier les doctrines chimiques qui, depuis Arnauld de Villeneuve, y avaient toujours compté de nombreux partisans.
2. Les Consiliorum medicinalium de Baillou avaient été publiés en 163o, avec une table des matières par Patin. — Cf. Lettre à Falconet du 23 juillet I6'i9. — On fit paraître également à Paris, en 1639, le Défini tiomiin nwdicinalium liber, et en 1640, les Epidemicorum et ephemeridum libri duo, le Commentarius Theophrasti et le de Convulsionibus libellus, ouvrages dont Patin annonce la publication. Cf. la note de Baillou : Lettre du 6 février 163^.
3 Fouquet (François), né en 1387, mort en 1640. Conseiller au Parlement de Bretagne en 1608, au Parlement de Paris en 1609, conseiller d'Etat de Navarre et de Bcarn en 1619, ambassadeur en Suisse en 1627, conseiller d'Etat ordinaire en 1628. Il avait épousé Marie de Maupeou dont il eut douze enfants, entre autres, Nicolas Fouquet, le célèbre surintendant des finances sous Louis XIV.
4. Puisieux (Pierre Brulart, marquis de Sillery, vicomte de), fils du chancelier Mcolas Brulart, marquis de Sillery, dont la note suit. Né à Paris en 1583, mort dans cette ville le 22 avril 16i0. Secrétaire d'Etat en 1606, en survivance de Nicolas de Neufville, seigneur de Villeroy dont il avait épousé la fille, grand trésorier des ordres du Roi en 1607, il fut ambassadeur extraordinaire en Espagne (mariage de Louis XIII avec Anne d'Autriche) en 1612, et chevalier des ordres du Roi en 1622. Disgracié en 1624, il reçut l'ordre de quitter la cour, et se retira dans ses terres. Il avait épousé, en secondes noces, Charlotte d'Etampes-Valençay.
(lEstat et fils unique de l'eu M. le chancelier de Sillery '. On s'en va imprimera Genève, la vie de feu M. de Rohan, et les guerres et relations du mesme, en un autre volume ^ M. Du Pleix est icy depuis un mois; il n'est venu que pour faire imprimer le 3° tome de son Histoire romaine, qui ira depuis Jules César jusqu'à Charlemagne. Nostre doyen est encore pire que vous ne dites; c'est un pauvre homme quand il faut faire quelque chose de bien ; mais quand c'est du mal, tune operatur ex habita^. Mon amy M. Naudé fit imprimer icy, il y a treize ou quatorze ans, un advis pour dresser une bibliothèque en vm petit in-S^ ' dédié au président de Mesmes '', mais je n'ay rien veu autre chose
1. Sillery {Nicolas Bnilart marquis de), iic en 1544 h Sillery en Cliampagne, où il mourut le 1" octobre 1(524. Conseiller au Parlement en lij73, ambassadeur en Suisse en lo8i) et en 159o, négociateur do la paix avec l'Espagne en 1598, du divorce de Henry IV avec Marguerite de Valois et du mariage du Roi avec Marie de Médicis en 1599, ambassadeur en Suisse pour la Iroisième fois en 1602, il reçut les sceaux en 1G04 et fut nommé chancelier de France en 1007. Marie de Médicis le conserva au Conseil, mais Richelieu lui enleva délinitivcmenl, en 1()24. les sceaux qu'il avait déjà perdus une fois en 1617, et il fut éloigné de la Cour par le Roi. Son fils Puisieux partagea sa disgrâce. Il mourut peu de mois après.
2. Nous ne connaissons d'autres \ ies de Rohan que VJIistoire de Henry, duc de Rohan. par Fauvelet du Toc, et celle de l'abbé Perau (T. 22 l'I 23 de l'Histoire des hommes illustres de France qui est la meilleure, d'après Moreri. Par l'histoire de ses Gnerres et relations, il faut entendre ses célèbres Mémoires qui furent publiés en lG'i4, à .\msterdam, par Sorbière, in-ld.