L. I. à ]\T. B. Docteur M. de T
On a peu de renseignements sur les Belin père et fils, auxquels furent adressées les lettres publiées dans ce volume. Cependant, dans la liste chronologique des médecins de la villedeTroyos, — dressée d'après les Archives municipales, par M. Louis Le Clcrt, correspondant du ministère de l'histruclion Publique — qui n'a pas été publiée, mais que cet aimable érudit a bien voulu nous communiquer, nous relevons les fichcssuivantesconcernantles mcdecinsdecc nomquifurent les contemporains de Patin. Ce sont : 1609, Claude Belin,. Docteur en médecine ; 1625, noble homme Claude Belin, le jeune, Docteur en médecine, époux de Anne-Marie Sorcl, fille de Sébastien Sorel, apothicaire; 16oi-, Claude
rechercher curieusement des antiquitez' de noslre eschole de médecine de Paris, et après en estre venu à bout, un austre désir m'est venu, sçavoir, de ramasser toutes les thèses qui ont esté soustenues dans nos dites escholes, desquelles j'en ay fait un nombre de plus de cincq cents, principalement de toutes celles qui depuis vingt ans en ça y ont esté disputées ; mais d'autant que je n'en trouve pas si aysément de celles de vostre temps, comme nous estant plus esloigné, je vous prie, monsieur, fort affectionnément, de me faire cette faveur, que de m'en donner quelques unes de reste, si en avez encor, soit des vostres, soit des austres compagnons de vostre cours, soit de quelque cours au dessus ou au dessous du vostre. M. le Vignon ', qui m'a donné charge de vous baiser les mains, qui vous a esté compagnon de licence, m'a donné
Belin, Docteur en médecine, marié à Marie Riglel, fille de îNicolas Riglet, sieur de Montgueux; 1654, Jean-Baptiste Belin, Docteur en médecine; 1661, Claude Belin, médecin; 16()1, Nicolas Belin, médecin. 'A. M.D.T.) — Quels furent parmi ces Belin — tous médecins — les deux correspondants de Patin ? [ncontestablement pour Belin le père, ce fut Claude 11 Belin, dil le jeune (1625), le mari de Marie Anne Sorel, puisque nous savons par les lettres de Patin, qu'il avait un beaufrère qui s'appelait Nicolas Sorel. La désignation de son fils est moins sûre. Mais il est probable^ d'après le prénom si fréquemment héréditaire et d'après les concordances de dates, que ce fut Claude Belin (16oi) marié à Marie Riglet et qui ayant passé sa thèse de doctorat à Montpellier en 1646, s'établit la même année à Troycs (Lettre de Patin à Belin fils, à Troyes, du 8 octobre 10^46), et dut épouser Marie Riglet peu après. Les Belin, dont on écrivait aussi le nom Bélier et Bellier, étaient qualifiés <( nobles hommes ». Leur noblesse, qui date du xve siècle, provenait de leurs alliances, les femmes nobles ayant, d'après la coutume à Troyes, le pri>ilège d'anoblir leurs descendants. M. Louis Le Clert nous a fait connaître leurs armes. Elles étaient ; d'azur au bélier passant d'argent, ou d après d'Hozier, d'aaur au chevron dor accompagné de trois rencontres de bélier de même.