Thresors » dans les édit. an 1er
2. Vignon (Quirinus Le). Bachelier en 1594. Licencié et Docteur en 1606. Régent en 1607. Doyen en 1614-13. Son portrait est à la Faculté. Le calendrier médical, qui donne l'inventaire des portraits qui ornaient les écoles supérieures, rue Jean-de-Beauvais [IVoniina doclorum quorum effigies scliolas supcriores cjudecoranl"^, lui consacre la description suivante : « Quirins Le Vignon, de Clermont en Argonnc, Doyen de lOlt à IGlo, mort le 19 avril 16i-9 ». Cf. Varnier ot Stcinhcil : — Les Portraits de l'ancienne Faculté, in Introduction du XXIV volume des Commentaires. P.\ris, Stcinhcil.., 1903.
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espéran(^e de pouvoir impélrer ' cela de vous. J'en ay nombre d'anciennes, mais je n'en ay aucune de voslre cours, qui fut en 1593 et 1594 ; mesme, le dit M. le Vignon n'en a aucune. Je vous les demande à tel prix qu'il vous plaira, et m'ofTre de vous en faire satisfaction à vostre plaisir, soit en argent, soit en livres ou en toute telle austre chose qu'il vous semblera bon de choisir. Si vous me daignez faire cette faveur, vous aiderez beaucoup à contenter la curiosité de l'esprit d'un jeune médecin de Paris, qui, en rescompence, vous servira en toute occasion où il vous plaira l'employer, et qui sera toujours,
Vostre très humble et afTectionné serviteur.
Gui Patin.
Natif de Beauvais *, docteur en médecine à Paris.
De nostre maison de Paris, ce 20 Avril 1630.
Si vous desirez, monsieur, de m'envoyer quelques unes, vous le pourrez faire par le messager de vostre ville, et adresser le petit pacquet en la rue des Lavandières ' près Sainle-Opporlune, à Paris, chez vostre serviteur bien humble.
Patin.
Edit. de Rotterdam 169.5.
— iD 1725.
— Paris 1846.
1. Jmpétrer^ohionir. On disait: « il a impétrc, enfin, la grâce qu'il a tant sollicitée du Roy » . {Fureticre )
2. Guy Patin naquit le vendredi 31 août KiOl, non à Beauvais, mais à la ferme des Préaux-, commune de Hodenc en Bray. (Lettre de M. Vuilhorgne à l'indépendanl de VDiie, 9 avril 1898). On ne possède pas son acte de baptême. Son érudil biographe, M. Vuilhorgne, a ^aincment recherché ce document dans les Archives de Hodenc et de Beauvais. Cf. pour la justification de la date de sa naissance sa lettre à Spon du 13 juin 16ii, sa lettre à J.-B. Saline du 29 octobre 1058, etHermanl, Histoire de Beauvais, T. IV. Bibbolh. Nat. Fonds Français, AAs. So82. Dans le petit hameau do la Place où on a cru longtemps que naquit Patin, un monument élevé le 28 août 1898, par la municipalité, sur Tiniliative du Docteur Coqucrelle, évoque sa mémoire,
3. Aujourd'hui, la rue des Lavandières Sainte-Opportune. L'église fut démolie en 1797. Tout un côté de la rue est encore intact et on peut supposer, avec Ghéreau, que la maison habitée alors par Patin pourrait bien être une construction faisant face à la place du Chàtelet et qui regardait précisément l'église Sainte-Opportune. Cf. Chereau. Union médicale, 8 septembre JS6-^i.
Mss. 9358, FOL. 5J
LETTRE II A Monsieur Belin le jeune, docteur en médecjdïe,
DEMEURANT RUE DES FiLLES PÉNITENTES, A TrOYES,
EN Champagne.
Monsieur, J'ay reçeu la vostre dattée du 27 avril, qui m'a tant donné de contentement et de resjouyssance que j'aurois bien de la peine de vous l'exprimer. Je vous remercie de la peine qu'avez prise de me rescrire, et me donner vostre bon advis, touchant les thèses qu'avez entre vos mains ; je ne suis pas marry que vueilliez bien les garder, comme estant des pièces rares et bonnes ; ains au contraire, je vous en loue fort et voudrois avoir le moyen de vous servir en rescompence de l'offre * que daignez bien me faire, sans lavoir mérité, qui est de m'en donner une copie, ce que je ne refuse pas de vous, Monsieur, mais plutost le tiens-je à grande faveur et marque d'une grande bienveillance envers moy. Je vous en prie donc fort affectionnément; pourveu que cela ne vous donne aucune incommodité, ny ne cause à vos affaires aucune importunité. Si vous aviez quelqu'un en cette ville, entre les mains de qui voulussiez bien confier le despôt et ledit pacquet, je m offrirois, avant que de les toucher pour les transcrire moy-mesme, de donner si bonne asseurance de les rendre dans un brief temps, duquel nous arreslerions le dit despositaire et moy, que vous et luy, j'en rendrois contans. Mais, de peur que vous ne croyiez que j'en demande trop,