Dcblay » pour débarras (Littré
5. La querelle du pape Urbain VIII (Malfeo Baberino) avec Farnèse se rattachait à l'affaire dite de Castro.
gleterre ' et du roy de Dannemarc ' contre l'empereur ^ pour l'obliger à restituer le Palatinat aux petits palatins; cela nous aideroit bien à entretenir la guerre en Allemagne et à faire teste au roy de Hongrie. Il me semble que voilà tout ce qu'il y a icy de nouveau.
Je vous baise les mains et à madame vostre femme pour estre toute ma vie,
Monsieur, A'^ostre très humble et obéissant serviteur.
Patin.
De Paris, ce 12 d'Octobre 1641.
Edit. de Rotterdam 1695.
— iD. 1725.
— Paris 1846.
1. Charles, fils de Jacques I", et de Anne de Danemark, nr le 29 novembre 1(500, mort sur l'échafaiid le 30 janvier 16i-9.
2. Christian IV, né le 12 août 1577, monté sur le trône à l'âge de 11 ans, en 1388, mort le 12 février KiiS.
3. Ferdinand JII, Empereur d'Allemagne, [né à Gralz en 1G08 mort le 2 avril lGo7.
Mss. 9358, FOL. 66.
LETTRE LXIV A Monsieur Bemn, docteir en médecine, a Troyes
EN ClIAMP.\GNE.
Monsieur,
J'ay enfin veu vostre fil.s, qui est un beau garson, bien fait. Pour le traite d'Arnoldus Villenovanus', je [le] luy ay rendu, parcequ'il est de lettre gothique, laquelle je ne puis lire : je vous en remercie néantmoins, comme aussi du manuscript de M. Tartier. Je vous prie de me mander à vostre loisir qui estoit ce personnage : an Medicus fuerit Trecensis? quand il est mort, s'il a laissé des enfans, si vous l'avez connu, etc., bref, quelques mémoires de sa vie, comme si je luy voulois donner un éloge ^, J'ay délivré à M. vostre fils responce pour vous et pour M. Camusat,
1. MUenovanus {Arnoldus). Villeneuve (Arnauld de), médecin et alchimiste, né en 1240, mort en 1311. Jouit de son temps, d'une immense réputation, comme chimiste et comme médecin. Parmi ses ouvrages, sa Pratique de la médecine fut un des plus célèbres. Elle était dédiée au Pape Clément V, qui en fît l'objet d'une encyclique, pour la retrouver après la mort de Villeneuve. « Practlca summaria, seu regimen magistri Arnoldide Villcnova ad instantiain papœ démentis ». Il laiit citer aussi son commentaire sur le Uegimen sanitatis de l'École de Salerne, — (( De conservanda juventule et relardanda senectute » — , dédié au Roi Robert. La première édition des œuvres d'Arnauld parut à Lyon en lo04-, en caractères gothiques. C'est sans doute, cette édition qui avait été prêtée par Relin.
i. Nous avons vu : note fi de la lettre du U janvier 1033, que l'auteur des Promenades printanieres était, en effet, un médecin Champenois. Nous savons, en outre, par l'état généalogique obligeamment dressé pour nous, par M. Le Clcrt, de Troyes, qu'il était })('tit-flls de Claude Le Tartier, « huguenot », docteur en médecine et conseiller de ville (Mémoires de .\icolas Pithou, pages 317-lS), fils d'un autre Claude Le Tartier, huguenot et également mcVlccin (lf3<)2-lo8")) et qu'il eut d'Antoinette de Cye, sa femme, un fils, Jean Le Tartier. Son petit-fils, Adrien Le Tarlior lut aussi docteur en médecine, et résida à Cliiiumnnl .
pour VOUS les faire tenir dans son pacquet. Je l'ay prié de me venir voir souvent, quand il en aura le loisir, et luy ay donné pour lire un beau livre François ; quand il l'aura leu, je luy en bailleray un autre, et l'entretiendray ainsi jusqu'au bout. Si je suis si heureux de trouver quelque occasion où je le puisse servir, je feray qu'il connoistra combien j'honore le père qui l'a faitnaistre, et je vous prie de n'en pas douter. Nous avons icy pour hvres qui viennent de Hollande, Hagonis Grotii Annotationes in Evangelia, en un volume in-folio, que Ton veut vendre six escus en blanc, et un Joa. Gcrardiis Vossius, de Idololatria, en 2 volumes in-4o que l'on fait cincq escus. J'ay offert vingt ([uatre livres du Grotius et du Vossius, et néantmoins, je ne les ay pas encor. M. de Saumaise est en Bourgogne; il nous viendra bicntost de luy ex Hollandla, liber de primalii Pétri \ et d'autres du mesme autheur ensuite. Nous avons icy de Lyon, Ohseruationuni chirurgie arum cenlurias quinque, en un gros volume in-4o de belle édition ^ le livre est fort bon ; je l'ay, il y a long temps, d'impression d'Allemagne. Nous avons aussi, de Hollande, un in-folio, avec quelques cartes et figures en taille-douce, qui est l'histoire de la principauté d'Orange et de ses princes, jusque à présent, qui est un livre d'une pistole en blanc'. Un cordelier a aussi traduit les relations du cardinal de Bentivolio d'italien en françois, et en a fait un in-4° qu'il a dédié à M. de Noyers". M. Riolan, l'anato-