Hildanus [Guil. Fabricius). Lyon
3. Tableau de l'histoire des Princes et de la Principauté d'Oranges... par Jean de la Pisc. La Haïe, 1639, in-foL, fig...
4. Noyers (Sublet de), né en 1588, mort à Paris le 20 octobre 1645. D'abord intendant des finances, succéda, le 12 février 1630, à Servien, dans le poste de secrétaire d'Etat à la guerre. Fut aussi intendant des bâtiments du roi. On écrit quelquefois Sublet des Noyers, mais il signait de Noyers, comme le fait oiiserver Cheruel {flist. de France, Tome V. p. 8) et Patin l'écrivait ainsi.
misle, fui hier taille de la pierre, on luy en tira deux ; il n'y a qu'un an qu'on luy en tira encor une '. Le Roy est à Compiègnc ; on dit que sa présence seroit bien nécessaire en Lorraine, où le duc Charles prend la qualité de lieutenant-général de l'Empereur deçà le Rhin'. M. de Saint-Prueil est tousjours dans la citadelle d'Amiens. 11 y a icy de nouveaux députés de Catalogne, qui viennent prier le Roy d'aller en personne prendre possession de leur pais; je pense qu'il n'en fera rien ^ Le pape, delinis et capiilaris senex, continue la guerre au duc de Parme, qui est protégé par le duc de Florence son beau-frère*. Qais
1. Riolan subissait, en effet l'opération de la taille pour la seconde fois. Cf. sa note: Lettre du G octobre 16'i0. Tallemant des Fléaux lui a consacré, à ce sujet, la curieuse historiette suivante. « Le bonlioinine niolan,ce célèbre médecin, avait déjà été taillé une fois, et quoiqu'il fut fort incommodé, il ne voulait plus se faire tailler, l'n jour, sa femme fit cacher le chirurgien, et comme le vieillard disait : k Me votl\ mieux, je pknse QUE je supporter.\.is BIEN l'opéiiation ; je crois que je me fer.\.is tailler si Golot estait la » ((7 ne le croyait pas si près). Colot sort. «Ah ! je ne veux pas, ce sera pour une autre fois ; je se me suis pas confessé. Je rexie chresme, baptême. ». Le voylà à jurer. « Tout cela tombera sur nous, dit Colot, nous serons damnés pour vous, mais vous serez taillé, i — Ils le lient et le taillent. Comme il se portait assez bien, on lui dit: « Confessez-vous, à cette heure, si vous coulez. » — Nos, dit-il, JE ME PORTE trop BIEN POUR CELA. » Tallemant des Réaux, op. cit. t. VI, p. 210.
2. L'incorrigible duc de Lorraine avait déjà \iolé le traité qu'il avait passé avec la France le 21 août IGi-O. Il quitta la Lorraine et rejoignit l'armée espagnole, au moment où le Roy informé de sa défection allait le faire arrêter.
3. Patin se trompait. Le Roi quoique toujours malade n'était pas homme à reculer devant un acte nécessaire à la Royauté: il partit de Saint-Germain, le 27 janvier 1G42, pour la Catalogne, et établit son quartier général à Narbonne. C'est au cours de cette campagne, qui avait pour objets la conquête du Roussillon et l'achèvement du siège de Perpignan, c[u'eurent lieu la maladie du Cardinal et la dccoinorte de la conspiration de Cinq-Mars.
4. Le Pape Urbain VIII (Maffeo Barberini), au sujet duquel Patin s'exprime si irrévérencieusement, (sil n'était pas protestant, on sait que notre auteur avait l'esprit et les passions dos prolestants du XVII» siècle), avait fait saisir le Duché de Castro enclavé dans les Etats de l'Eglisf, on paiement de dettes que le Duc de Parme (Odoard
tandem finis bslli, qax meta nialoriun, tout cela est incerlaiQ ; luuini habeo, certissimum, que je suis et seray toute ma vie,
Monsieur, Vostte très humble et très obéissant serviteur.
Patin.
De Paris, ce 23 d'Octobre 1641.
Edit. de Rotterdam 1695.
— iD. 1725.
— Paris 1816.
Farnèse) avait contractées à Rome. C'est celte affaire dans laquelle les Princes Italiens se liguèrent contre le Saint-Père. Richelieu, qui avait intérêt à pacifier l'Italie centrale afin de tourner les armes de ses so\iverains contre l'Espagne, envoya Hugues de Lionne en Italie. De concert avec Fontenay-Mareuil, celui-ci parvint à dénouer cette querelle.
Mss. 9358, roL, G7.
LETTRE LXV A Monsieur Belin, docteur en médecine, a Troyes.
Monsieur,
Je vous remercie de vostre belle lettre, et de ce qu'elle contient tovicluint M. le Tartier. M. de Bourbon m'a icy dit qu'il quitta Troyes et s'en alla à Sedan, où il est mort huguenot. Je voudrois bien avoir le distique entier qui estoit au tableau des deux frères ; je vous prie de tascher de vous en souvenir ; je ne refuse pas aussi les mémoires que vous m'offrez du dit médecin. Je n'ay jamais veu ses Promenades printanières, je vous prie de me mander où elles ont esté imprimées '. Pour sa médicologie, c'est dommage qu'elle n'est pas parfaite. Si Dieu nous donnoit la paix, et que les imprimeurs en voulussent imprimer quelque chose, on en pourroit extraire quelques-uns des meilleurs chapitres et en faire un bon petit livre; mais il faudroit un peu en réformer le langage, pour le rendre plus propre en ce siècle^ ou plusieurs se meslent de réformer le langage, et pas un ses mœurs : de moribiis iiltima flet quœstio. Pour ce que vous me mandez de Licetus, je l'ay veu; M. Naudé, mon bon amy, me l'a envoyé de Rome, et plusieurs autres livres. Des œuvres de Licetus ' il y en a
1. Elles avaienl été imprimées à Paris, chez Guill. Cliatulicre. — 1586, in-16. Cf. la noie de Le Tarlier : Lettre du i janvier 1633.
2. Licetus (Fortunitis), ou Liceti iForiunio), né à Rapallo (Etat de Gènes) le 3 octobre 1577, mort en 16.o7. Médecin célèbre du dix-septième siècle. Professa la philosophie àPiseetà Padoue. A composé phisde cinquante traités de médecine ou de philosophie, parmi lesquels il faut citer l'ouvrage qui établit sa réputation, intitulé : De orlu aniinœ huinanœ Ubri très : Ge\.e,1602, in-4" ; Venetiis, 1003, in-4"; FnA>coi-URTi, 160»), in-8".
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plusieurs tomes in quaiio, impression d'Italie, et quatre, in folio ; on n'a rien imprimé de luy à Paris, qu'un petit in octavo qui n'est pas grand chose'. M. vostre fils m'est tout recommandé, m ciijusfacie et morihiis candidis facile video charissimiim parenlein, de l'amitié duquel je me tiens bien heureux ; et pour parler avec M. Mantel ' lorsqu'il parle de moy, de ciijus in me amore non vulgari glorior et pêne superbio. Si M. Sorel a fait imprimer ses thèses, je souhaitte fort d'en avoir. Je croi qu'aurez donné ma lettre à M. Camusat, quem ni grave libi sit, meo nomine salutabis. Je luy ay escript qaid essct medo : mais depuis ce temps là, j'ay trouvé que Sennertus inesme en a parlé en ses Institutions, iibi de vinis niedicatis, melicrato, etc. Voicy ce qu'il en dit :
Inter mulsœ gênera, qux setatem ferre possiint hodie notissimus est potas ille, quem Medonem vulgo nominant, ac prœstantissimiis qiiidem in Litaania paratnr. Siimunt partem unam mellis, et partes octo aquœ, vel etiani plares, etc. Ad fermentationem promovendam, et fervorem conciliandum. alii in sacculo. in vas suspendant semen sinapi, alii fèces cerevisiœ addunt, et ut diutius duret, flores lupuli salictarii adjiciant, etc. Je vous prie de lui communiquer encore ces lignes, avec mes recommandations.
Le colonel Gassion' est icy, de retour de Flandre : on l'a fait revenir pour l'envoyer en la comté de Roussillon ; M. le prince qui y est, revient en cour; le mareschal de Brezé s'en va en Catalogne. M. le mareschal de Guiche, qui est
1. Le titre de ce petit in-octavo est : AdArnin Leinniam Dnsiadœ encyclopœdin. Parisiis, 1G37.