‹ Lettres de Gui PatinChapitre 24 sur 56 · XXXII NOTICE SUR GUL PATIN · texte numérisé non relu

XXXII NOTICE SUR GUL PATIN

apparent, pour atténuer la réprobation légitime de quelques folles saillies d’un esprit vif et hardi.

Si maintenant nous considérons Gui Patin comme auteur et écrivain, ici s'ouvre un large horizon de faits et de réflexions qui contribuent singulièrement à le faire connaître. À dire vrai, ses œuvres scientifiques ne se recommandent ni par le nombre ni par le choix des sujets, bien moins encore par l'élévation des vues ou la force de conception. Livré presque tout entier à une pratique étendue, aux devoirs du professorat, à ceux de doyen, et, il faut le dire, à de vives disputes contre les partisans de l’antimoine, contre les chirurgiens, les apothicaires, il n’avait ni le temps, ni ne prenait le souci de cette longue et patiente élaboration qu'exige un de ces livres qui restent dans la science. Voici pourtant ceux qu'on a recueillis d'après des recherches assez minutieuses :

4° Sa thèse : An totus homo, naturd sit morbus ? Aff.

> De valetudine tuenda, per vivendi normam, usum que legitimum rerum , ad bene , salubriterque vivendum necessarium. Paristis, 1649.

3° Notæ, in Nicolaï Ellain, tractatum de peste, etc. ; 1645 et 1649.

h° Quæstio de Sobrietate. Parisis, 1647, n-4°.

5° Caspari Hoffmantii, notæ in apologiam pro Galeno, 1665, in-/°.

6° Un traité De Elephantiasi, publié en français en 4632 , à la suite du Médecin charitable, œuvre de Philippe Guybert, frappé d'apoplexie le 24 juillet

NUTICE SUR GUE PATIN. AxAN 1633 (1). Gui Patin lui-même n’en faisait pas grand cas, et il écrit à Spoñ de n’y attacher aucun prix.

Du temps de la Fronde, un médecin de Paris, nommé L. Martin, publia une traduction en vers burlesques de l’Éschole de Salerne , et qu’il dédia à Scarron. Quelques bibliographes ont avancé que le traducteur véritable n’était autre que Gui Patin, Il n'existe aucune preuve pour appuyer cette assertion (2).

11 est probable encore que Gui Patin travailla au Martyrologe de l’antimoine , ainsi qu'à une foule d’ouvrages, de pamphlets, de thèses, qui parurent dans les écoles pendant la première moitié du xvir° siècle, mais dont la perte n’est nullement regrettable,

Voilà donc, si nous ne nous trompons, ce qu'a pruduit le savant renommé, le praticien distingué, l'illustre professeur du Collége de France, le digne et fier représentant de la Faculté de médecine. Que sont devenus de pareils travaux? où les chercher maintenant? Par leur peu de valeur, ne sont-ils pas à jamais perdus dans le gouffre de l’oubli? Ainsi le nom et la gloire de Gui Patin ont survécu précisément par une œuvre à laquelle lui-même n’attachait pas une grande importance , par sa correspondance avec quelques amis, en un mot par ses Lettres. Mais aussitôt que ces lettres parurent., du moins en partie, elles attirèrent au plus haut point l’at-

(4) A l'occasion de son livre, les apothicaires lui intentèrent un procès , mais il le gagna , et la Faculté le dédommages des frais, qui s’élevaient à 43 livres 45 sous ; les trois premières éditions furent dédiées à Gui Patin.

(2) Le libraire J. Hénault dédia à Gui Patin l'édition de Paris, 1651, in-4°.

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