‹ Lettres de Gui PatinChapitre 37 sur 56 · L NOTICE SUR GUL PATIN · texte numérisé non relu

L NOTICE SUR GUL PATIN

parlement, après avoir proscrit l’antimoine par arrêt solennel, en date du 3 août 1566 (1), ordonna plus tard une nouvelle enquête , une seconde décision de la Faculté. L'assemblée eut lieu le 29 mars 1666, sous la présidence du doyen Fr. le Vignon. Quatre-vingt-douze docteurs, c’est-à-dire la majorité, se prononcèrent en faveur de l'emploi de l’añtimoine. On concoit le violent déplaisir qu’'éprouva Gui Patin d’une pareille décision, à laquelle probablement il était loin de s'attendre. Cette circonstance, jointe à l’inconduite de son fils aîné, à l'exil prolongé de son cher Carolus, l’affecta douloureusement, mais sans qu'il perdit rien de son énergie. Célèbre en France et en Europe, honoré de ses concitoyens, riche, coinblé de dignités, il aurait pu dire comme Saint-Évremond, son contemporain :

« J'aime la vie et n'en crains pas la fin. »

Cependant on peut croire qu’il ne put triompher du chagrin qui minait son existence; il succomba le 30 août 1672. Il fut inhumé dans Saint-Germain l’Auxerrois, sa paroisse. Piganiol de la Force, qui, dans sa Description historique de la ville de Paris, a recueilli avec tant de soin les épitaphes des anciennes églises, n’en cite aucune de l’illustre auteur des Lettres. ques renseignements sur ca médecin puëte, homme de beaucoup de mérite.

Nil mirum, în stygias sinon demiserit undas Te stibium, 6 nostrum rex Lodoice, decus!

Servarunt vilam, tictricia fata ministri ; Præsidibusque deis, îysa venenu juvant.

1) Vovez la note, & F1, page 191.

NOTICE SUR GUIL PATIN. Li

Gui Patin habita longtemps la ruc Sainte-Opportune, puis la place du Chevalier-du-Guet, dans ce temps-là les quartiers les plus distingués de la capitale. Mais aucun monument ne lui fut consacré, -ni par la Faculté, ni par sa famille, S’il eût vécu de nos jours, sa mémoire eût été sans doute plus honorée; il faut le proclamer avec plaisir, le culte des grands hommes est un des c4ractères les plus honorables de notre siècle.

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