LI NOTICE SUR GUI PATIN
vrages, etc. Elles n’ont paru que successivement, et je ne pense pas qu'il y en ait une édition entière jusqu'à ce jour; la nôtre est la seule complète des Lettres choisies. En 1769, Formey, secrétaire perpétuel de l'académie de Berlin, fit insérer une lettre dans le Mercure, où il dit que, charmé de la lecture de ces Lettres, il a résolu d’en donner une édition complète avec des notes. Îl invite donc les savants et les gens de lettres à lui communiquer des renseignements sur l’objet de son entreprise. Cette édition n’a point paru, au moins que je sache; je l'ai cherchée inutilement, ainsi que celle d’un M. Bouchesciche, dont parlent certaines biographies.
Les lettres, écrites aux deux Belin père et fils, médecins à Troyes, ont paru les premières; puis celles adressées à André Falconet, médecin à Lyon. Elles furent publiées à Cologne en 1683 , en un seul volume in-12; puis on fit paraître également à Cologne une édition en trois volumes en 1691 ; enfin une troisième en 14695. L'éditeur avait promis une édition des Lettres latines, mais elle n’a point été publiée. L'édition dont nous nous sommes servis pour la nôtre est datée de la Haye, 1725; c'est la même dont parle Formey, et qu'il estime comme la moins mauvaise. Enfin les lettres à Charles Spon, peut-être les plus intéressantes de toutes, furent publiées en deux volumes in-19, en 1718, par les soins de Nicolas Mahudel, docteur en médecine. Il existe des recueils où l’on trouve des lettres de Gui Patin, presque toujours en latin; telles sont les lettres à Simon Pauli, professeur de médecine à Copenhague,
NOTICE SUR GUI PATIN. LAIT imprimées à la tête du Quadripartitum botanicum de ce Pauli, édition de Strasbourg, 14667, in-h°; treize lettres dans le Clarorum virorum epistolæ, ex musæo Joan. Brandt, Amstel, 1702, in-8°. Quelques lettres latines existent encore à la f'aculté de médecine de Paris; enfin, il en est probablement encore d’isolées dans les cabinets de quelques hommes de lettres.
On trouve à la Bibliothèque royale, cabinet des manuscrits, n° 2034 bis, deux volumes in-folio, reliés, qui contiennent des lettres autographes de Gui Patin (1); le pl us ancien renferme les lettres écrites aux deux Belin et quelques unes à Spon. La très grande majorité de ces lettres a été publiée. Tout au commencement du volume se trouvent deux gravures détachées. L’une représente Gui Patin, faite évidemment d'après le portrait dont nous avons parlé. On lit au bas : M. Guido Patin, doctor medicus, medicus et professor regius. À gauche, on trouve en petits caractères : Ant. Masson, ad vivum pinou et sculpsit, 1670. La seconde gravure. plus grande, représente Charles Patin, sa femme et ses deux filles, dessinée et gravée à Padoue, en 1684. On lit, en tête de ce volume de lettres autographes, un billet sans signature qui apprend que ce manuscrit a été donné au célèbre Brossette, échevin de la ville de Lyon, par Antoine Briasson ; libraire, en 1695.
L'autre volume manuscrit, plus considérable, renferme les lettres à Ch. Spon, quelques unes à un M. de
(4) Nous devons la connaissance et l'étude de ce recueil à la bienveillance du savant M. Miller, un des conservateurs du cabinet des manuscrits.