LEHRE LV
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Il les exhorte â préférer le serrice de Notre-Seignear Jésns-Ghrist» qtii ne les trompera point, à celui des princes de la terre.
Mes escellenis bienfaiteurs , vous qui défe&dei la vérité , je vous exhorte (2) à renoncer aux va-» nités du siècle^ et à combattre pour notre roi éter*« nel, Jésns*Christ. Me vous confiez ni dans les prin«> ces ni dans les enfants des hommes, car les enfants des hommes sont faux et menteurs. Aiyourd^hoi ils sont , demain ils ne seront plus : Dieu seul est éternel. Il a des serviteurs ^ non pour ses propref besoins, mais pour l'avantage de ses servitears mêmes, auxquels il tient parole et qu'il comble des biens qu'il leur a promis, il ne repousse aucun serviteur fidèle , [car il a dit : « Là ou je suis mon serviteur sera aussi. » Le Seigneur rend ses serviteurs maîtres de tout ce qu'il possède, se donnant lui-même à eux et donnant tout avec lui ; afin que, sans lassitude, sans inquiétude ^ ils possèdent toutes choses et se réjouisseat av^ tous les sainte
(f) Ht«<. B% Jlfonum. Johann. Hus,^ Epist. XXI, (3) Hortor yos per yisei^ra Jesu- Cbristi,
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dans la béatitude éternelle. Heureux le seivUeur que son mailre trouvera veillant lorsqii il viendra. Heureux serviteur qui reposera avec joie sur. le sein du roi de gloire! Servez donc ce roi avec crainte, vous qui l'aimez de tout votre cœur. Il vous conduira en sûreté jusqu'en Bohème dans sa grâce, et ensuite, je l'espère, à la gloire éternelle. Adieu ; car je pense que cette lettre sera la dernière que je vous écrirai; demain je serai lavé de mes péchés par une mort cruelle, dans l'espérance de Christ. Je ne puis croire ce qui m*est arrivé cette nuit. Sigismond a tout fait avec ruse : que Dieu lui pardonne!... Vous avez entendu l'arrêt qu'il a porté. N'ayez, e vous en conjure^ aucun soupçon sur le fidèle Vit us.