‹ Lettres de Jean Reboul de NîmesChapitre 18 sur 103 · n"ii> In IflliY- <]ii Kl .',/-.rnil.i.- ISr.C · texte numérisé non relu

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J'ai cru pouvoir déballift sans ( iiiiie le prix de mes labeurs avoc une personne qui en fait commerce.

l.F.TTIil' WIV Nîmes, l.") novemljio I8H.

Vous m'apprenez une chose aCfligeaute, mon clir i ami, la pauvre liachel est tombée ! Il faut, comme vous le dites, ne pas l'affliger dans son malheur. Elle se dit, j'en suis persuadé, plus que tout ce qu'où pourrait lui dire.

Malgré de nobles exceptions ' , les chutes sont presque inséparables de la carrière qu'elle parcourt. La pauvre fille était poëte, du moins à sa manière. Elle avait à lutter contre deux faiblesses : l'ivresse de l'esprit et celle du cœur.

Le moyen que l'encens ne fasse pas tourner la tête, quand il est brûlé par l'admiration et par l'amour ? Je m'applaudis tristement de mon silence, mon cher ami, quoique vous ayez souvent désiré de le voii-

1. En Anglelcrrc, inadumo Siildons. miss Hi'lène Faiicit , it on France beaucoup d'autres.

Hi LETTRES 1>E JEA.N REBOUL

rompre, et cependant je ne puis m'empêcher de vous prier d'offrir à la grande tragédienne le souvenir du poëte qui reçut d'elle un baiser, y

I,KTTHr. XXV

Nîmes, 21 décembre 1841.

Mon cher ami,

Si vous saviez combien vos lettres m'ont fait de bien (Vous seul êtes le confident du poëte et de sa faiblesse. Lorsque parfois la gloriole est satisfaite, si légère qu'elle soit, elle lui serait un pesant fardeau s'il ne pouvait la déposer dans une de ces âmes nobles dont l'amitié est un don inestimable de la Providence, et qui puisse lui donner le Ion quand il a à parler comme poëte an public ou lui servir de modèle quand il a à agir comme homme.

Je ne sais, mon cher ami, quand je pourrai aller à Paris ; mais vous, ne pourriez-vous pas venir à Nîmes? vous savez que nous avons projeté le voyage d'Arles et d'Aigues-Mortes ensemble.

Adieu, embrassez votre fils pour moi.

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