A M. MARCELIN DE FRESNE FILS
La tombe, qui se sent de no> pleurs arrosée, Répand je ne sais quoi de saint autour de nous, Qui lait que la vertu nous devient plus aisée, Et que nous échappons au céleste courroux.
Bénis soient donc le deuil et la douleur d'un père Qui sur un sol lointain ont dirigé tes pas : L'enfant qu'on voit fidèle aux cendres de sa mère Est un enfant que Dieu n'abandonnera pas.
Je ne viens pas aussi consoler ta tristesse ;
Une âme la recueille aux célestes parvis,
Et rend grâce au Seigneur, dans sa vive allégresse,
Du pieux souvenir que lui garde son fils.
Cette âme incessamment veillera sur la tienne ; . Car l'amour maternel triomphe du tombeau, Surtout quand ici-bas, à la lampe chrétienne, 11 lui fut accordé d'allumer son flambeau.