I.EÏTULS DL .ILAiN UKBOIL l'ij
mais je crois à l'eHicacilé de la prière, je ne sais si j'ai été exaucé ; ce que je sais, c'est que j'ai fait sincèrement tout |)Our l'être.
Tout cela, mon clier ami, vous paraîtra peul-ètn: un peu trop solennel à roccasion d'une faveur devenue vulgaire à force d'être prodiguée, mais songez donc dans quelle circonstance elle auiait été acceptée et quelle signilication on aurait pu lui attribuer!
Le président, ou pluloL le futur empereur, a été ici bien reçu. La population, préparée par des concessions religieuses, s'est montrée reconnaissant!', non sans laisser quelques lambeaux de ses vieux principes politiques. Le peupU; aurait-il l'instinct que, dans nos dissen^ioM>, la question religieuse domine toutes les autres'.' Le prince Louis-Napoléon semble régler sa politique sur ce sentiment, sa première visite est toujours pour l'Église. Je ne veux pas trop creuser celte idée, crainte d'en faire un abri j)Our l'apostasie et de faire tourner une chose sainte au bénéfice des lidélités chancelantes et des dévoùments à bout. Je vous dis ces choses parce que nous nous connaissons, et que vous savez comme moi que les palinodies intéressées et rabaissement des caractères ne sauraient être un moyen de salut.
100 LtiTIlLS 1)L JLA.N IIEBOIL
Adieu, mou cher ami, les choses vont vile, lu Pio vidence peut seule savoir où elle nous conduit ; prions-la cependant, dans ce grand mouvement, de n'emporter de nous que ce qui doit être emporté, el de nous laisser de quoi vivre en paix avec nousmêmes.
Votre frère, voire belle-sœur el son fils ont été charmants. Leur arrivée a été une bonne i'orlune, el c'est à moi à les remercier.
Mille bonnes amitiés à madame de Fresne.
LtTÏKE LXX
Mîmes, 12 octobre 1852.
Mon cher ami,
''^'''^.^y. — f L'article qui ine concerne va trop loin au sujet de \r cette malheureuse croix qui en est bien véritable-
ment une pour moi. Les ofïres que l'on m'a faites sont présentées sous un jour peu favorable au maire de notre ville', qui ma voulu toujours du bien et dont l'amitié pour moi ne date pas du moment où il