‹ Lettres de Jean Reboul de NîmesChapitre 73 sur 103 · I.ETïni'S DE .11: AN [IRBOIIL · texte numérisé non relu

I.ETïni'S DE .11: AN [IRBOIIL

Sur le guerrier qui l'inquiète :

L;i morl ne doit fermer ses yeux Que lorsque, en un jour radieux.

On verra pleuvoir sur sa lète.

— Quoi! pleuvoir en un jour serein'/ Je puis donc calmer mon chagrin, Quel que soit ton sombre vertige ; Car Jupiter, pour m'aifliger, N" ayant sur moi rien à venger, Ne saurait point l'aire un prodige. »

Mais la nuit est proche du jour,

Salamis hâte son retour.

Le ciel est tranquille et sans voiles.

Elle marche étendant la main,

Afin de voir eu son chemin,

Si rien ne tombe des étoiles.

Larisse brille à ses regards ; t

Mais, dieux ! quel deuil dans ses rempai Is !

C'est, touchant à sa dernière heure,

Palémon sur son bouclier.

Percé d'un glaive meurtrier,

Et qu'on apporte à sa demeure.

Sur ce corps tout couvert de sang La malheureuse s'alïaissant.

IJ'ITTl; r.S U\: II' A.V l'.KIlOI I

l'Innc, et s'écrio en sa délrcssi' :

• Oui' ton ail soit anâinli î 0 Mvc.ilc, tu m'as nieiili, Alioiiiiiialilc ciichaiiteiesse ! r

Hélas! ton l'aléiaou est mort; Mais, pauvre Salamis, le sort N'a que trop prévu les alarmes !

Tout est hlcii dans le firiiiamfiil ; l'A sur le Iront de Ion amant Ne f'ais-lii pus plf!ii<f)ir dis lanins'^

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