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Pnris. fi mai IS.'iT,
Mon lU'Vi'îreiul Père,
Bossuet a dit : « Il y a des moments où il Tant jeter de dures vérités à la tête de ses amis ! » — Je n'ai pas l'honneur d'être votre ami : mais l'admiration est un sentiment qui s(^mble établir un lien entre celui qui l'éprouve et celui qui l'inspire. Souffrez que je m'en fasse un titre. Je viens de lire dans un numéro du Correspondant une de vos conférences de Toulouse. Pourquoi faut-il que j'y trouve une attaque fjiii me confond et qui, pour mes faibles yeux ilu inoins, semble en dehors des sentinienis d'iui lionmiê juste el d'un chrétien.
l.inilîKS IlE .IKAN li Eli OUI. J.il
« Dus générations de Ilois, dites-vons, issin s du même sang, se sont succédé |ieiidanl di\ siècles au gouvernement d'un même peuple, et, malgré cette perpétuité d'intérêt et de commandement, ils n'ont pu couvrir, aux yeux du monde, les taches de leur père, et maintenir sur leur tomlio le Taux éclat de leur vie. «
H n'y iî po'^'^ *' s'y méprendre, on ne saisit que trop dans ce passage la j)ensée d'un outrage à la rai e des plus saints et des meilleurs de tous les monarques du monde.
La tombe! Les taches de In vie ! Ali ! pardonnezmoi de le dire, j'ai vu là avec horreur la tête sanglante de Louis XYI, tirée de la terre où elle fut jetée, pour être offerte en déiisiou aux haines populaires. J'ai vu le Juste, qui a couronné la première série de sa sainte et grande famille, arraché en quel- (|ue sorte des mains du hourreau, au moins silencieux et compatissant ', pour être livré à l'insidte, à l'inimitié, au mépris.
Et l'orateur qui a oublié ainsi la justice dont il
1. Vous savez que le bourreau chargé de l'exéculion (1(! Louis XVI. IoucIk' d'admiialion et do piété, lit dire une meffe, pour la noble victime.
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|tuile, lît iiiiidenceei là Imnpéni nie (\u'i\ exulte, <lil l»lus loin, en pailanl des Uoiiiains, (|ue le peupleroi fui une tp'anilc vIiosl\ et que .sy/t ombre illumine eurore le.s plus Jiautes dmes de l'humanité.
Ainsi, lu verlu sauvage et souvent féroce des rois ei des consuls de Rome (car je ne pense pas que vous y compreniez les empereurs) a trouvé grâce à vos yeux, et la haute, simple et chrétienne vertu de la dernière race de nos rois vous trouve impitoyable! Pourquoi? Peut-être parce que Henri IV, Louis XIV et d'autres ont donné de tristes exemples par leurs Faiblesses et leurs amours, et parce que Louis XV, pourtant si plein de respect pour les traditions salutaires (t les choses divines, amolli par les voluptés, a mené une vie honteuse, horrible, y est mort victime de l'éducation, des mœurs et des exemples d'un tuteur cent fois plus dépravé que lui, unissant l'impiété de l'athéisme à l'orJure de ses dépravations, le sale régent, qui, du moins, n'ôta point la couronne du front de son pupille.
Mon âme est pénétrée de douleur ; vous 1 avez traversée du trait le plus cruel, et pourtant je n'ai pas coimu ces rois; ma famille obscure n'était |)ûinl de laur cour; les larmes de ma mère m avaient raconte