AU COMTE LEFEBVRE DE BÉHALXE
o octobre 1867.
Mon cher rsed,
Voici jusqu'ici Thistoire de mes visites à Amyot : 1''*^ visite. M. Amyot n'y est pas. — ^'^ visite. On ne trouve 31. Amyot que de dix heures à midi. — S-^ visite. M. Amyot. par hasard, vient de partir. (Il était onze heures.) Je ne me décourage pas et je compte recommencer ces jours-ci.
Seulement, en relisant avec une grande attention tes instructions, dont je suis imhu, je ne vois pas bien clairement ce que je puis faire pour la bonne impression de ton livre. Tout ce que tu mïndiques est absolument une affaire de corrections d"épreuves: c'est à toi à ne donner ton bon à tirer, que lorsqu'on aura exécuté les dispositions de texte et de titres courants, que tu auras fait connaître à l'imprimeur sur tes épreuves.
Ceci dit, nous te sommes bien reconnaissants — à ta femme et à toi — de félicitations que nous savons être les plus sincères de celles que nous avons reçues. Je dis nous , car tu nous connais assez pour penser
qu'elle m'a fait plus de plaisir qu'à lui ^ M"^*^ M... a été aussi, en cette occasion comme toujours, bien charmante.
Nous avons bien des excuses à te faire, pour ne pas t'avoir répondu plus tôt, mais nous sommes, depuis notre retour de Trouville, dans un coup de feu de travail qui nous rend, quand nous la quittons, notre plume odieuse. Tu dois être maintenant avec ton ministre et ta ministresse, veuille jjien leur présenter très respectueusement nos meilleurs et très reconnaissants souvenirs. Entre nous, je crois que M. B... a été pour énormément dans le succès du ruban.
La famille est une aimable invention. C'est composé de gens qui s'associent quebpiefois à votre enterrement, mais jamais à vos joies. Rien des L... Pas un mot deX..., dont nous n'avons pas vu le bout du nez. C'est, du reste, une illusion que nous n'avons pas eu beaucoup de peine à perdre.
Dans les hauteurs, on me parait nerveux, grinchu et mélancolique, et je crois qu'il y a de quoi. Le rose de la situation me semble bien compromis. Ma foi, que ceux que j"aime, tirent leur épingle du jeu et le reste !...
Écris-nous, pardonne cette lettre à deux éreintés de travail, et crois que bien souvent, dans la berceuse viennoise jumelle où nous fumons maintenant, notre pensée est avec toi.
Le 15 octobre, agrandissement de V appartement des incourt, qui invitent d'avance M. et M""^'- E. Lefebvre
Go
1. C'est à propos de la croix demandée par la princesse ÎMathiide, sans que nous le sachions, demandée pour nous deux, et accordée à moi seul.
de Béhaine à la pendaison d'une crémaillère intime, aussitôt leur arrivée à Paris.
Sur ce, embrasse tes enfants, rappelle-nous au souvenir de ta mère. Et crois, mon vieil ami,
Tes vieux amis.
Jules de Goxcourt.