‹ Lettres de L. Euler a une princesse d'AllemagneChapitre 38 sur 130 · DES DIMENSIONS UE LA TERRE · texte numérisé non relu

DES DIMENSIONS UE LA TERRE

le rayon; on estime le rayon de la terre, ou la distance de chaque point de la surface au centre, de 860 milles d’Allemagne; donc, l’axe de la terre contiendra 1720 milles d’Allemagne. Ensuite l’équateur étant un cercle dont le centre est au centre de la terre, le rayon étant le même que celui de la terre, savoir, de 860 milles, le diamètre de l’équateur sera aussi de 1720 milles; toute la circonférence de l’équateur contiendra donc 54oo milles; ou bien, si l’on voulait faire le tour de la terre en suivant l’équateur, il faudrait faire un chemin de 54oo milles; d’où il est aisé de juger de la grandeur de la terre.

L’équateur étant un cercle , on le divise en 36o parties égales, qu’on nomme degrés; ainsi un degré de l’équateur contient précisément i5 milles d’Allemagne, puisque i5 fois 36o font 54oo.

Chaque degré est subdivisé, outre cela, en 60 parties égales qu’on nomme minutes , de sorte que chaque minute contient la quatrième partie d’un mille d’Allemagne, ou bien environ 6000 pieds; et une seconde, étant la soixantième partie d’une minute, contiendra 100 pieds (1).

Dans l’impossibilité de représenter sur le papier

(1) Voyez la note sur la page 2, tome I. — Si l’on compte 40 millions de mètres pour la longueur du méridien , celle du degré moyen est 111111“, ou un peu plus de 11 myriamètres. L’ancienne lieue géographique, de 25 au degré, équivaut à 4444°'. Le mille d’Allemagne, de i5 au degré, a pour longueur 7407”. La minute comprend i852m, et la seconde environ 3o“. A cause de l’aplatissement de la terre , les nombres seraient un peu plus forls pour les degrés, minutes et secondes du cercle équatorial.

un globe autrement «|ue par un cercle (fig. 1 3 ), V. A. y suppléera par l’imagination. Ainsi B, A, étant les deux pôles de la terre, B le boréal, et A l’austral , DIVINE représentera l’équateur, ou plutôt cette moitié qui est tournée vers nous, l'autre moitié de l’équateur nous étaut cachée de l’autre côté.

La ligne DMNE nous représente donc un demicercle, aussi bien que BDA et BEA, tous ces demicercles ayant leurs centres au centre du globe C. On se peut encore imaginer une infinité d’autres demicercles, tous tirés par les deux pôles A et B de la terre, et passant par autant de points différents de l’équateur qu'il y a de demi -cercles différents, comme BMA , BINA ; ceux-ci seront tous semblables aux premiers demi-cercles BDA et BEA. Quoique dans la figure leurs traits soient très différents, l’imagination y doit suppléer, car sur un globe actuel la chose est très-évidente.

Tous ces demi-cercles tirés d’un pôle à l’autre, par quelque point de l’équateur qu'ils passent, sont nommés méridiens; ou bien un méridien n’est autre chose qu’un demi-cercle qui sur la surface de la terre est tiré d'un pôle à l’autre; d’où V. A. comprend «pie, prenant un lieu quelconque sur la surface de la terre, connue le point L, on peut toujours concevoir un méridien BLMA, qui, en passant par les deux pôles, traverse ce lieu L. C’est alors qu’on nomme ce méridien le méridien du lieu L. Si, par exemple, L était Berlin, le demi-cercle BLMA serait le méridien de Berlin; et ainsi de même par rapport à tous les autres lieux de la terre.

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