III* PARTIE. LETTRE XXXII
je regarde mon horloge, et je m'aperçois qu'elle montre alors i2**6'4o"; d'où je conclus que quand il est midi à Magdebourgy il est déjà après midi à Berlin, et que la différence est 6' 4o" de temps , qui répondent à I® 4^', dont le méridien de Magdeboure est plus vers l'occident que celui de Berlin. Dobc, puisque la longitude de Berlin est 3i^ 7' 1 5'\ la Iod- . gitude de Magdebourg sera de i*" 4o' plu» petite, ou bien elle sera ag"* a7' i5".
De là je vais à Hambourg avec mon horloge, à laquelle je ne touche point; et y observant le midi (car je ne me fierais pas aux horloges publiques qui y marquent les heures), je vois que mon horloge Oiarque déjà la^ i3' 33'', de sorte qu'à Berlin il est déjà i3' 33" après midi, lorsqu'il est midi à Hambourg ; et de là je conclus que le méridien de Hambourg est de 3° a3' 5" plus vers l'occident que celui de Berlin; en comptant iS"" pour une heure , et par conséquent un degré pour 4 minutes de temps^ d'où l'on trouve que i3' 33" de temps donnent i^ a3' 1 5" pour la différence des méridiens. La longitude de Hambourg sera donc 27^ 44 '•
k, Hambourg je m'embarque sur un vaisseau avec mon horloge; et ayant fait un long voyage, j'arrive à un lieu 011 , attendant le midi (dont je détermine le moment par mes observations du soleil), je vois C[ue mon horloge ne montre que lo*' 58' i5"; de sorte qu'à Berlin il est encore avant midi dans ce moment, la différence étant i**i'45"; d'où je conclus que le lieu où je suis arrivé est plus vers l'orient que Berlin : et puisque i heure donne r5 degrés,