LETTRE XLIX
(S4 noTembre 1761.)
Sur Tarmature des aimants.
V. A. vient de voir comment le fer est capalÂè de recevoir non -seulement le courant magnétique d'un aimant et de le conduire à des distanceajBséfe considérables^ Hjais aussi d'en changer la (direction. Delà, en joignant à un aimant des pièces de.fer, il en est à peu près de même que si l'aimant étajt devenu plas grand, puisque le fer acquiert la même
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nature à regard de la matière magnétique; et comme par ce moyen on peut encore changer la direction du courant magnétique, puisque les pôles sont les endroits où la matière magnétique entre dans l'aimant et en sort, on est le maître de transporter les pôles où l'on veut.
C'est sur ce principe qu'est fondée l'arniature des aimants, qui mérite bien que j'en donne une idée à V. A. , puisque par là les aimants sont portés à un plus haut degré, de force.
Ordinairement on donne aux aimants, conome oo les tire des mines, la figure d'un parallélipipède ou d'un parallélogramme rectangle, avec une épaisseur comme AABB f^fig. 34 ) 9 où la face kK sçit le pôle où U matière magnétique entre, et BB celui où eiie sort. Il est donc rempli selon la longueur AB de&canaux magnétiques ab^ que la matière magnétique^ sans le mélange d'aucun éther^ traverse librement avec la plus grande rapidité, y étant poussée parla force élastique de l'éther. Voyons maintenant de quelle manière on est accoutumé d'armer un tel aimant.
A chaque face A A et BB {Jig, 35 ), où se trouvent les deux pôles de l'aimant, on applique des plaques de fer cua et bbj terminées en bas en des boutons A' et B', qu'on nomme les pieds; c'est ce qu'on ^omme X armature de l'aimant , et alors on dit qu'il est armç. Dan» cet éti^t, ta matière magnétique, qui serait échappée par la face BB, entre dans la placée de £er bb^ où la difficulté de s'échapper suivant sa direction dans l'air l'obUge de changer de direction